Le tribunal administratif de La Réunion a rejeté, le 2 juin, la protestation électorale déposée par Amandine Ramaye contre l'élection de Johnny Payet à la mairie de la Plaine-des-Palmistes. Le maire sortant conserve son mandat, mais perd deux voix au passage.
Réélu dès le premier tour avec 58,99 % des suffrages exprimés, Johnny Payet faisait face à une candidate créditée de 4,88 %. Un tel écart rendait l'annulation du scrutin peu probable. Les magistrats ont toutefois partiellement donné raison à Amandine Ramaye sur deux points : le vote d'un électeur présenté avec une pièce d'identité périmée depuis plus de cinq ans, et celui d'une électrice accompagnée dans l'isoloir sans justification d'infirmité. Son score passe ainsi de 2 005 à 2 003 voix.
Sur l'utilisation de voitures sono à l'effigie du candidat du Rassemblement national, le tribunal reconnaît « un abus de propagande », tout en estimant qu'il n'a « eu qu'un caractère limité compte tenu de la période et des horaires auxquels ces véhicules ont circulé ». Pas de quoi remettre en cause le résultat.
Amandine Ramaye reprochait également l'usage présumé de moyens municipaux à des fins électorales. La pose de la première pierre du « Village bien-être », organisée avant l'obtention des fonds européens, n'a pas convaincu les juges : le projet existait depuis plusieurs années et la cérémonie s'était tenue discrètement. Les accusations liées à des travaux sur un chemin privé récemment acquis par la commune, ou à l'ouverture de permanences électorales la veille du scrutin, n'ont pas davantage trouvé de preuves suffisantes.
Lors de l'audience du 20 mai, la candidate avait indiqué que sa démarche visait avant tout à dénoncer un climat de pression subi pendant la campagne. Le tribunal n'en a pas tenu compte dans son dispositif.


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