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Didier Robert définitivement condamné à un an d'inéligibilité

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Didier Robert définitivement condamné à un an d'inéligibilité

Affaire des indemnités de séjour : la condamnation de Didier Robert est définitive, il peut encore espérer un avenir politique - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


La condamnation de Didier Robert est désormais définitive. Le parquet général a renoncé à se pourvoir en cassation après l'arrêt rendu par la cour d'appel de Saint-Denis dans l'affaire des indemnités de séjour. « La décision rendue à son encontre est donc définitive », a indiqué le représentant du ministère public.

L'ex-président de Région s'en tire avec un an d'inéligibilité et 10 000 euros d'amende, assortie d'une remise de 20 % dans la limite de 1 500 euros s'il règle dans un délai de trente jours. Seul le délit de prise illégale d'intérêts est retenu contre lui, pour des indemnités de séjour perçues à hauteur de 134 000 euros entre 2016 et février 2020.

Le résultat tranche nettement avec ce qu'il avait essuyé en première instance en 2024 : huit mois de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 100 000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts et concussion. Il s'éloigne aussi des réquisitions du parquet général en appel, qui avait réclamé un an de prison dont six mois ferme sous bracelet électronique, 150 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

Les prochaines échéances locales prévues en 2028 lui sont donc accessibles. Didier Robert avait d'ailleurs anticipé un retour possible en entrant en campagne lors des dernières municipales à Saint-Paul, où il avait obtenu 11 %, malgré une épée de Damoclès judiciaire et une précédente condamnation à trois ans d'inéligibilité dans l'affaire de la SPL Réunion des Musées Régionaux.

Un dossier reste pendant. À partir du 14 octobre, Didier Robert comparaîtra devant la cour d'appel de Saint-Denis dans l'affaire dite des emplois fictifs de la Région. Il avait bénéficié d'une relaxe totale en première instance, tout comme Jean-Louis Lagourgue, Vincent Bègue et les huit chargés de mission, dont quatre seulement restent poursuivis en appel après l'abandon du précédent procès, entaché selon le président Jacques Rousseau lui-même d'une enquête dite « fantôme ».

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6 commentaires

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H
Hugo Saline les bains 01/07/2026 à 09:31

Ce qui me frappe, c'est l'écart colossal entre la première instance et l'appel. En métropole j'ai vu des affaires similaires en Bretagne ou en Pays de la Loire où les peines d'appel restaient dans un ordre de grandeur comparable à la première instance. Là on passe de cinq ans d'inéligibilité à un an, c'est une trajectoire que je n'aurais pas anticipée. Et avec un dossier emplois fictifs encore en cours, ça risque de faire parler encore un moment.

S
Sandrine 01/07/2026 à 08:21

Pour être précise : l'amende est de 10 000 euros, avec une remise plafonnée à 1 500 euros si règlement sous trente jours, ce qui ramène le montant effectif à 8 500 euros. Rapporté aux 134 000 euros perçus, ça représente un peu plus de 6 %. C'est le chiffre qui compte ici.

M
Mickaëla 01/07/2026 à 08:19

Je reste toujours convaincue qu'on peut rebondir, même après une décision difficile. Mais bon, 134 000 euros d'indemnités et une simple remise de 20 % sur l'amende, ça fait quand même réfléchir sur ce qu'on transmet comme valeurs à ceux qui nous observent.

Z
Zoubi 01/07/2026 à 08:15

J'avais une cliente ce matin qui m'en parlait pendant que je lui faisais les racines, elle était sidérée par la différence entre ce qu'on attendait et ce qui est sorti. Les gens comprennent plus trop comment ça marche, la justice.

M
Mémé Marthe 01/07/2026 à 08:08

Moin lé vieille, j'ai vu passer beaucoup de noms dans ce tribunal. Les années passent, les affaires restent. C'est pas d'aujourd'hui que ça dure.

P
Patrick974 01/07/2026 à 08:03

Ce qui interpelle sur le plan stratégique, c'est la disproportion entre la première instance et l'arrêt en appel. 134 000 euros perçus sur quatre ans, une amende finale de quelques milliers d'euros effectivement payés, et un an d'inéligibilité seulement. On peut se demander si le signal envoyé aux élus locaux est vraiment dissuasif. L'affaire des emplois fictifs reste à juger, et c'est peut-être là que se jouera véritablement la suite de cette histoire judiciaire.