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Lampadaire sur un enfant à Saint-Benoît : 13 000 € de condamnation pour la Région et la commune

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Lampadaire sur un enfant à Saint-Benoît : 13 000 € de condamnation pour la Région et la commune

Chute d’un lampadaire sur un enfant à Saint-Benoît : la Région et la commune condamnées - Crédit Zinfos974 - Société


La Région Réunion et la commune de Saint-Benoît ont été condamnées solidairement à verser plus de 13 000 euros à une famille dont l'enfant de 11 ans avait été blessé par la chute d'un lampadaire, le 21 mars 2021, sous le pont de la rivière des Marsouins. Le tribunal administratif de La Réunion a rendu sa décision sur le fond le 7 mai dernier, engageant la responsabilité des deux collectivités.

Ce dimanche après-midi à 16h20, le garçon se baignait dans la rivière quand un lampadaire s'est décroché de plusieurs mètres de hauteur. L'accident aurait pu lui être fatal. Il en a gardé des cicatrices sur le bras, la cuisse et le flanc, ainsi qu'un probable traumatisme.

Ce qui alourdit la responsabilité des deux parties, c'est la chronologie. Dès le 10 juin 2020, soit neuf mois avant l'accident, la Région avait alerté la commune de Saint-Benoît par courrier sur le mauvais état des fixations de certains lampadaires, en préconisant de les déposer au sol dans l'attente de réparations. Ni l'une ni l'autre n'ont donné suite.

Au cours de l'instruction, la ville de Saint-Benoît n'a produit aucun document pour assurer sa défense. La Région, elle, a tenté d'imputer une part de responsabilité à l'enfant, au motif que la baignade était interdite dans la rivière des Marsouins. Les magistrats ont écarté l'argument : aucune pièce du dossier ne prouvait qu'une telle interdiction était effectivement en vigueur ce jour-là.

Le tribunal a retenu 11 011 euros au titre des préjudices corporels — en deçà des 19 447 euros réclamés par la famille —, auxquels s'ajoutent les intérêts légaux, 2 000 euros de frais de justice et le remboursement d'environ 6 000 euros à la CGSS. Le lendemain de l'accident, le 22 mars 2021, la mairie avait fait coucher en urgence tous les lampadaires défectueux au sol.

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6 commentaires

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P
PépéBassin 23/05/2026 à 04:31

La rivière des Marsouins, j'y allais avec mon père attraper des cabot roches quand j'étais petit. On y amenait nos enfants, nos petits-enfants. Quand les institutions posent du matériel le long de ces cours d'eau et laissent les fixations pourrir pendant des années, c'est pas seulement un manquement administratif, c'est une trahison de ces endroits qu'on aime et qu'on fréquente depuis des générations. Ce marmaille méritait mieux que ça.

B
Boug du Lagon 23/05/2026 à 03:50

L'argument de la Région sur l'interdiction de baignade, franchement c'est limite. Quand on voit l'état de certains équipements publics en bord de rivière ou de côte dans ce péi, ce serait bien qu'on commence par entretenir ce qu'on pose avant de chercher à rejeter la faute sur les gens. Un lampadaire qui se décroche sur un enfant, ça n'arrive pas par hasard, ça arrive quand personne ne fait son travail.

M
Margaux 23/05/2026 à 03:43

Je trouve ça surprenant que la commune de Saint-Benoît n'ait produit aucun document pour se défendre. En métropole j'imagine qu'une telle absence de réponse dans une procédure administrative serait très mal vue aussi, mais est-ce que c'est courant ici que les communes ne répondent pas aux tribunaux ? Je pose la question sincèrement, je ne connais pas bien les habitudes locales.

T
TataYoyo 23/05/2026 à 03:27

Ce petit marmaille aurait pu y rester, c'est ça qui me retourne le coeur à la lecture. Neuf mois qu'ils savaient, neuf mois à rien faire, et c'est un enfant qui paie le prix. Heureusement qu'il s'en est sorti. Mais les cicatrices, le traumatisme, ça reste, ça. L'argent répare pas tout, i fo bien le dire.

O
Olivier 23/05/2026 à 03:16

13 000 euros ça semble bien peu pour ce que cet enfant a traversé.

A
Alex 23/05/2026 à 03:08

Ce qui me choque, c'est pas le montant mais la chronologie. Neuf mois d'alerte sans aucune action, et le lendemain de l'accident tout est réglé en urgence. On aurait pu éviter ça facilement, et les deux collectivités le savaient. J'aurais aimé que l'article aille un peu plus loin sur les responsabilités individuelles : qui a reçu ce courrier de juin 2020, qui aurait dû agir ?