Le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé lundi 27 avril la liquidation judiciaire d'Air Antilles, avec cessation immédiate d'activité. La compagnie régionale, qui employait 116 salariés, disparaît après plus de vingt ans de présence dans les Antilles françaises.
Placée en redressement judiciaire en février, Air Antilles n'a pas trouvé de repreneur crédible. Le tribunal a rejeté l'ensemble des offres de cession, dont une seule portait sur la reprise de l'activité. Elle ne prévoyait de sauver que 14 emplois, sans garanties financières jugées suffisantes, selon une décision consultée par l'AFP.
La compagnie desservait depuis 2002 les îles françaises des Caraïbes : Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Guadeloupe et la Martinique. Les difficultés s'accumulaient depuis plusieurs années. En 2024, la collectivité de Saint-Martin était devenue actionnaire majoritaire et avait injecté environ 20 millions d'euros pour assurer la continuité territoriale, un an après la liquidation du groupe Caire, société mère d'Air Antilles.
Ce sursaut n'a pas suffi. En décembre 2025, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) interdisait la compagnie de vol. Clouée au sol, elle basculait en redressement judiciaire deux mois plus tard.
Air Caraïbes, du groupe Dubreuil, se retrouve désormais seule à relier entre eux les territoires français des Antilles. Cette position de monopole soulève des interrogations dans les médias locaux : hausse des tarifs, maintien effectif de la continuité territoriale entre les îles. Des questions qui restent ouvertes pour les habitants de l'archipel.


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