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Licenciement chez Citroën : le CSE s'oppose aux sanctions

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Licenciement chez Citroën : le CSE s'oppose aux sanctions

Le comité social et économique (CSE) de Citroën Réunion a rendu un avis défavorable concernant le licenciement de deux salariés protégés. Cette décision a été prise lors d'une réunion ce mardi à la tour Cadjee, et l'inspection du travail doit maintenant trancher.

Le bras de fer entre la direction de Citroën Réunion (CFAO) et les représentants du personnel continue. Après plusieurs jours de grève à la concession du Chaudron, le CSE a étudié le dossier de ces deux salariés menacés de licenciement. Sur huit votes exprimés, sept ont voté contre, un membre s'est abstenu.

« Le CSE s'appuie sur des éléments présentés par un cabinet d'avocats de la direction, mais nous contestons cette version », déclare Sully Albaret, chef d'équipe et représentant CGTR. Selon lui, ces accusations de courriers anonymes sont infondées et visent à discréditer le syndicat.

L'avis défavorable du CSE ne bloque pas la direction, qui peut poursuivre la procédure. Les dossiers doivent maintenant être transmis à l'inspection du travail.

Albaret lie ces sanctions aux alertes pour « danger grave et imminent » lancées récemment, notamment concernant le stockage inapproprié de batteries et d'airbags. « Ce sont de véritables problèmes de sécurité », insiste-t-il.

De son côté, la direction de CFAO Motors Réunion justifie les procédures disciplinaires, évoquant des « comportements graves » contraires à ses valeurs, identifiés lors d'une enquête externe. Elle affirme agir dans le respect du Code du travail et des droits des salariés, tout en préservant la sécurité des 157 employés.

Dans un communiqué, Christophe Morel, directeur général, a rappelé que ces procédures visent à garantir un cadre de travail respectueux. « Nous avons informé le CSE des motifs justifiant cette ouverture de procédure », a-t-il ajouté.

Les dossiers seront transmis à l'inspection du travail, qui doit se prononcer sur la légitimité des licenciements dans les quinze jours à venir. En attendant, le piquet de grève devant la concession du Chaudron reste en place.

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