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Carla, conductrice de travaux, témoigne pour la mixité dans le BTP réunionnais

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Carla, conductrice de travaux, témoigne pour la mixité dans le BTP réunionnais

Exposition ECOUBAT : Carla s'affiche pour briser les clichés du BTP à La Réunion - Crédit Zinfos974 - Société


Six professionnelles du bâtiment ont été sélectionnées par le projet ECOUBAT et la Fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) pour témoigner, en photo et en vidéo, des réalités de leur secteur. Parmi elles, Carla, conductrice de travaux chez ROCS, filiale locale du groupe NGE.

Lorsqu'elle intègre son école d'ingénieurs en 2015, la promotion de Carla compte 30 % d'étudiantes. Après ses premières expériences sur des chantiers parisiens, elle rejoint La Réunion grâce aux opportunités de mobilité de son groupe. « Quand je suis arrivée, je n'ai pas eu besoin de formation complémentaire. C'était juste la continuation de mon métier », dit-elle. Elle gère aujourd'hui des opérations de terrassement et de fondations, deux des cinq expertises de l'entreprise.

Son quotidien alterne visites de terrain et gestion administrative. « La semaine se découpe entre les visites sur le terrain et, une fois la journée terminée, le retour au bureau pour gérer la partie administrative et la facturation. On gère les deux en parallèle. »

Sur la question de la mixité, Carla observe une évolution sensible depuis ses débuts. « Quand j'ai démarré, j'étais la

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7 commentaires

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N
Naïma94 28/06/2026 à 17:28

Ce portrait me parle beaucoup. Quand je suis arrivée ici avec mon diplôme du continent, j'ai eu les mêmes remarques que Carla sans doute, ce regard qui juge avant que t'aies pu ouvrir la bouche. Ce qui change les choses c'est pas les campagnes de communication, c'est les gens qui restent, qui bossent et qui finissent par faire partie du paysage. Sept ans que je fais mes tournées à Saint-Pierre, et aujourd'hui mes patients ils appellent pas une infirmière, ils appellent Naïma. Carla elle a compris ça.

P
Pti-Louis 28/06/2026 à 17:18

La mer, le bâtiment, c'est pareil, ça pardonne pas les erreurs. Faut juste savoir tenir sa place et faire le boulot.

T
Thierry Lebon 28/06/2026 à 16:38

Article intéressant, et le parcours de Carla mérite d'être salué. Je voudrais simplement apporter une précision sur NGE : le groupe n'est pas, à proprement parler, une entreprise à capitaux strictement locaux, c'est un groupe national dont ROCS est effectivement une filiale implantée à La Réunion. La nuance a son importance quand on parle de tissu économique réunionnais et d'ancrage territorial, deux notions que les appels d'offres publics distinguent de plus en plus nettement dans leurs critères d'évaluation.

M
Mickaëla 28/06/2026 à 15:16

Merci pour ce beau portrait. Ce qui me touche c'est qu'elle n'a pas attendu que les conditions soient parfaites pour avancer, elle a juste continué à être elle-même dans son métier. C'est exactement ce chemin-là qui construit une identité professionnelle solide. De plus en plus de jeunes femmes me parlent de ces secteurs qu'elles pensaient fermés, et des témoignages comme celui de Carla changent vraiment quelque chose dans leur façon de se projeter.

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Bichik 28/06/2026 à 15:15

Dans les années 80 sur les chantiers du péi-la, une femme en casque dur, ça ne se voyait pas.

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Sébastien V. 28/06/2026 à 15:09

C'est intéressant de voir la FRBTP s'associer à ce type de démarche. On sait que les clauses d'insertion et les objectifs de mixité figurent de plus en plus dans les appels d'offres publics, notamment dans les marchés de travaux des collectivités. Ce n'est pas neutre : quand les donneurs d'ordre exigent des indicateurs, les entreprises s'adaptent. La question reste de savoir si ces profils féminins accèdent aussi aux postes décisionnaires au-delà de la conduite de travaux, ou si on en reste à la vitrine.

T
Tom Bib 28/06/2026 à 15:02

Ce témoignage fait écho à une réflexion que je retrouve dans beaucoup de récits de femmes pionnières, cette idée que la légitimité ne se décrète pas, elle s'installe par la continuité du geste professionnel. Carla dit quelque chose de très juste : "c'était juste la continuation de mon métier". Pas une conquête, une évidence. Ce sont ces récits-là, discrets, ancrés dans le concret, qui font plus pour la représentation que bien des manifestes. Je recommande d'ailleurs le livre de Laure Adler sur les femmes qui ont traversé des milieux d'hommes, pour qui voudrait mettre des mots sur ce que Carla vit sans forcément le nommer.