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Rézo Jardins Collectifs Péï fédère l'agriculture urbaine à La Réunion

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Rézo Jardins Collectifs Péï fédère l'agriculture urbaine à La Réunion

Le Rézo Jardins Collectifs Péï veut structurer l'agriculture urbaine réunionnaise - Crédit Zinfos974 - Société


Présentée le 9 juin, l'association Rézo Jardins Collectifs Péï veut fédérer les acteurs des jardins collectifs à La Réunion, accompagner les porteurs de projets et promouvoir l'agroécologie à l'échelle de l'île.

Le réseau regroupe des profils divers : gestionnaires de jardins, jardiniers, collectivités, bailleurs sociaux, propriétaires fonciers et partenaires techniques. Il se veut un espace d'échanges et de coopération, capable d'intervenir à toutes les étapes d'un projet, du conseil à la recherche de financements ou de terrains.

L'association se fonde sur trois valeurs : le lien social, l'agroécologie et la conscience alimentaire. Ses fondateurs s'appuient sur l'héritage du jardin créole traditionnel, qu'ils présentent comme un modèle adapté aux enjeux actuels de l'agriculture urbaine. Au-delà de leur fonction nourricière, les jardins collectifs y sont décrits comme des lieux de rencontre, d'échange de savoirs et de sensibilisation à l'environnement.

Parmi les premières actions prévues : recrutement des adhérents, visites de jardins, formations et rencontres entre acteurs du secteur. À plus long terme, le réseau envisage de développer des pôles territoriaux dans différentes régions de l'île et de créer un label destiné à valoriser les jardins répondant à des critères de durabilité. La poursuite de l'inventaire des jardins collectifs figure également au programme.

Le bureau de l'association réunit onze membres. Stéphane Foglia, de l'association AREC, et Théo Rivière, représentant la mairie du Tampon, assurent la coprésidence. Audrey Burlotto, du CAUE, occupe le poste de secrétaire, secondée par Dominique Derand de l'IRFD. Maïté Payet, de l'association Run Action, est trésorière. Complètent le bureau : Frédéric Souverain (SEMADER), Daysie Riquel (SIDR), Floran Haorau (Perma'Kiltir Réunion), Léo Kichenassamy Alamelou (Pacte de Transition Citoyenne Régional), Corinne Michel (Le jardin partagé de Fayard) et Yannick Aquilimeba (Bien vivre à Fayard).

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8 commentaires

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O
Olivier 15/06/2026 à 13:33

@Jean-Claude B., vous avez raison sur le foncier, c'est le nerf de la guerre. Nous à la coopérative on a mis des années avant de sécuriser nos parcelles, et encore aujourd'hui c'est du travail permanent. Un réseau qui peut accompagner ça dès le départ, c'est utile, à condition qu'il ait de vrais relais sur le terrain et pas seulement un bureau bien garni sur le papier. La canne on la plante pas en réunion, on la plante dans la terre.

P
Pti-Louis 15/06/2026 à 13:21

On a vu passer des réseaux, des associations, des comités. Ça se lance, ça fait du bruit, et après le temps fait son travail. J'espère me tromper pour celui-là.

S
Sébastien V. 15/06/2026 à 12:11

Ce qui sera déterminant, c'est la capacité du réseau à s'articuler avec les dispositifs existants côté collectivités, EPCI, bailleurs sociaux comme la SIDR ou la SEMADER qui sont déjà au bureau. La question du foncier notamment est un sujet sur lequel les intercommunalités ont des leviers réels, mais les procédures de mise à disposition temporaire de terrains publics sont souvent longues et complexes à instruire. Si Rézo Jardins Collectifs Péï arrive à devenir un interlocuteur structuré pour faciliter ces démarches, ça peut vraiment changer quelque chose. Pour l'instant on voit une bonne intention portée par des acteurs sérieux, reste à voir comment ça s'installe dans la durée.

K
Karambole 15/06/2026 à 11:09

Ce qui me plaît dans cette histoire c'est qu'ils s'appuient sur le jardin créole traditionnel, parce que c'est là que tout commence. Moi ça fait des années que je cultive mes brédes chouchou et mes patates douces à Sainte-Suzanne avec des méthodes que ma grand-mère m'a transmises, et ces savoirs-là disparaissent vite si personne les recense et les transmet. Par contre j'espère que ce label futur va vraiment distinguer le travail bio sérieux du jardin qui fait juste bonne figure, parce que c'est pas kèl association qui met le mot agroécologie sur sa plaquette qui respecte l'eau et les sols.

A
Alex 15/06/2026 à 10:21

@Tom Bib, la référence à Geddes c'est sympa mais on reste quand même sur une association créée il y a deux semaines avec un bureau de onze membres et zéro jardin labellisé pour l'instant. Ce qui m'intéresse c'est de savoir comment ce réseau va réellement se financer sur la durée, parce que 'recherche de financements' c'est vague. Les structures de ce type en métropole galèrent souvent à trouver un modèle économique viable passé l'effet d'annonce.

Y
Yannick P 15/06/2026 à 09:13

Bonne initiative, mais j'attends de voir le label concret.

J
Jean-Claude B. 15/06/2026 à 09:05

J'ai eu Le Tampon deux fois cette semaine et les clients m'ont pas parlé de ça, pourtant c'est Théo Rivière de la mairie qui est dedans. C'est dommage parce que y'a des gens au Tampon qui ont des grands terrains qui dorment, lé pa fasil de les mobiliser mais un réseau comme ça ça peut peut-être débloquer des choses. On verra si ça tient dans la durée ou si c'est juste une belle présentation.

T
Tom Bib 15/06/2026 à 09:00

Ce projet me rappelle les réflexions de Patrick Geddes sur les jardins ouvriers du début du XXe siècle, qui voyait dans ces espaces cultivés collectivement bien plus qu'une simple production alimentaire, une façon de recoudre le tissu social urbain. Ce que Rézo Jardins Collectifs Péï nomme 'jardin créole traditionnel' porte en lui cette même intelligence du lieu et du lien. J'espère que l'association aura l'idée de constituer une petite bibliothèque de ressources pour ses adhérents, parce que la littérature sur l'agroécologie et les communs est riche, et souvent très accessible.