Leal Réunion, qui commercialise les véhicules BMW sur l'île, a été mise en examen pour blessures involontaires. L'entreprise conteste cette décision et s'est tournée vers la cour d'appel pour obtenir un statut moins contraignant.
Le 27 mars dernier, un juge d'instruction saint-pierrois a mis en examen Leal Réunion après la plainte d'un conducteur de BMW Série 3. L'homme a été grièvement blessé à la tête par l'explosion de son airbag en mai 2020 au Tampon. L'entreprise demande désormais une « démise en examen » pour obtenir le statut de témoin assisté, moins contraignant sur le plan pénal.
Me Guillaume Martine, avocat de Leal Réunion, a défendu cette demande le 6 octobre en chambre du conseil. La cour rendra sa décision le 21 octobre prochain.
Philippe-Alexandre Rebboah, représentant légal de la société, a affirmé : « Nous avions alerté les services de l'État dès 2018 pour qu'ils nous permettent de contacter les utilisateurs des modèles concernés afin d'effectuer un rappel. Nous avons essuyé un refus à l'époque. »
Depuis cette affaire, deux accidents mortels liés aux airbags Takata ont eu lieu à La Réunion, en septembre 2021 et février 2025. Des informations judiciaires ont été ouvertes par le parquet de Saint-Denis. Ces dossiers ont été transférés à la juridiction interrégionale spécialisée à Paris, qui traite tous les cas liés aux équipements défectueux en France.
Selon le syndicat des importateurs et concessionnaires, environ 20 000 véhicules équipés d'airbags Takata circulent encore à La Réunion, malgré la campagne de rappel lancée avec l'appui de l'État.


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