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Harcèlement moral à Saint-Paul : sursis requis contre trois élus et cadres municipaux

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Harcèlement moral à Saint-Paul : sursis requis contre trois élus et cadres municipaux

Harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul : le parquet requiert du sursis contre les trois prévenus - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


Le parquet de Saint-Denis a requis vendredi six mois d'emprisonnement avec sursis contre Valérie Picard, ancienne directrice générale des services de la mairie de Saint-Paul, et trois mois avec sursis contre le deuxième adjoint Sébastien Guyon ainsi que le directeur de cabinet du maire, Mustapha Omarjee. Les trois prévenus répondent de harcèlement moral et complicité.

L'affaire remonte à 2022, date d'un signalement déposé par l'ancien premier adjoint Tristan Floriant. Une ex-directrice générale adjointe accuse sa hiérarchie d'avoir organisé sa mise à l'écart à coups d'humiliations, de pressions et d'un management qu'elle qualifie de toxique.

Durant l'enquête, Valérie Picard avait déclaré avoir agi sur instruction du maire, de Sébastien Guyon et de Mustapha Omarjee. Ces derniers contestent fermement ces accusations.

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6 commentaires

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M
Marie 03/07/2026 à 11:20

@Lastron-Leïla, tu as raison, et c'est pareil dans le privé. J'ai eu une collaboratrice qui a mis deux ans avant d'oser parler de ce qu'elle vivait avec son responsable. Dans le service à la personne on gère déjà des situations humaines compliquées, alors quand en plus l'ambiance interne est toxique, tout le monde trinque, les salariés et les bénéficiaires au final.

M
Marie-Hélène 03/07/2026 à 10:21

Il faut rappeler que le harcèlement moral dans la fonction publique territoriale est encadré par l'article 6 quinquies du statut général des fonctionnaires, qui date de 2001. Les signalements restent encore trop rares, non pas parce que les faits sont rares, mais parce que les agents craignent l'isolement professionnel. Ce dossier, avec un signalement posé dès 2022 et un renvoi en correctionnelle, montre que les procédures peuvent aboutir. C'est important que la presse locale en rende compte précisément.

K
Karambole 03/07/2026 à 10:18

Des élus qui répondent de harcèlement moral devant le tribunal, c'est quand même un signal fort. On demande aux gens de travailler bien, de respecter les règles, et ceux qui sont censés montrer la voie font ça en interne. Pas étonnant que la confiance dans les institutions soit si basse dans ce péi.

L
Lastron-Leïla 03/07/2026 à 10:15

Le management toxique dans les collectivités, ça lé pa fasil à exposer parce que les victimes ont souvent peur des représailles. Bon courage à l'ex-DGA qui a eu le courage de parler.

S
Sandrine 03/07/2026 à 10:05

Ce qui me frappe, c'est que Valérie Picard affirme avoir agi sur instruction de sa hiérarchie. Si c'est établi, la question de la responsabilité individuelle et de celle de l'institution devient très délicate à démêler juridiquement. Le jugement va être intéressant à suivre.

V
Vavangue 03/07/2026 à 10:00

Ça n'a rien à voir avec mon domaine, mais quand je vois des responsables publics traiter leurs collègues comme ça, ça me met hors de moi. On parle de gens qui gèrent l'argent public, qui sont censés donner l'exemple, et y'a des humiliations organisées en coulisse. Triste pour Saint-Paul.