Le Collectif des parents d'élèves de l'Étang-Salé (COPEES) a interpellé la municipalité sur les conditions d'accueil des élèves à la rentrée d'août 2026, à quelques jours des vacances scolaires.
Dans un communiqué, le collectif déplore « le manque de visibilité concernant plusieurs services essentiels » : présence des ATSEM, restauration scolaire, périscolaire, transports et sécurité aux abords des écoles. Le COPEES estime que « la baisse des contrats aidés, connue depuis plusieurs mois, aurait dû permettre d'anticiper cette situation ».
Le collectif demande à la mairie de communiquer rapidement auprès des familles sur l'organisation de la rentrée et les mesures prévues. Il se dit par ailleurs prêt à engager une réflexion avec la commune sur la mise en place d'un service périscolaire pérenne.


6 commentaires
@Polo, tu as raison que les parents ne font que leur travail, mais je pense qu'on rate quelque chose dans ce débat. Ce type d'incertitude à répétition, rentrée après rentrée, ça use vraiment les familles. Je vois des parents en consultation, pas pour leurs enfants mais pour eux-mêmes, épuisés par cette charge mentale permanente de devoir pallier les manques organisationnels de leur entourage institutionnel. Ce n'est pas anodin, et lé pa fasil de tenir sur la durée quand on sait jamais ce qui attend à septembre.
Ce que soulève le COPEES mérite qu'on regarde les chiffres de plus près. Les contrats aidés représentent parfois 30 à 40% des effectifs périscolaires dans les petites communes, et leur non-renouvellement crée des trous budgétaires que les mairies ne peuvent pas combler en quelques semaines. La mairie de l'Étang-Salé connaissait forcément ce taux de dépendance depuis au moins l'exercice 2024-2025. L'anticipation, c'est quand même la base d'une gestion communale saine.
Ce que pointe le COPEES est tout à fait représentatif d'un problème plus large : la dépendance des communes aux contrats aidés pour faire tourner les services scolaires est connue et documentée depuis les réformes successives de 2017-2019. La baisse de ces dispositifs était prévisible, et le collectif a raison de rappeler que la municipalité avait le temps d'anticiper. Ce qui m'intéresse davantage, c'est la proposition d'engager une réflexion sur un service périscolaire pérenne, parce que c'est là que se jouent vraiment les inégalités entre les familles qui peuvent se payer une solution privée et celles qui ne le peuvent pas. J'espère que la mairie saisira cette ouverture plutôt que de rester sur la défensive.
Franchement court mais juste : on leur reproche quoi aux parents, d'anticiper ?
Mon Dieu, les marmaille de l'Étang-Salé méritent mieux que ça. Du temps où je travaillais, on savait toujours ce qui nous attendait avant la rentrée, les parents pouvaient s'organiser. Aujourd'hui i fo que les familles courent derrière les informations, c'est pas normal. Le COPEES a bien fait de hausser la voix.
C'est exactement le genre de situation qui stresse les familles dès le mois de juillet. Quand je rentre de mes tournées le matin, j'entends les parents autour de moi galérer avec l'organisation de septembre, entre les horaires de boulot et la garde des enfants. Ici, contrairement à ce qu'on avait en région parisienne, on sent vraiment que les services périscolaires peuvent basculer d'une année sur l'autre sans prévenir. La mairie devrait au moins donner une réponse écrite rapidement, c'est le minimum.