Saint-Denis a posé ce lundi le premier niveau de la future « vouve » de Dionypark, une structure de 36 mètres de hauteur qui dominera le parc urbain en cours d'aménagement au cœur du chef-lieu. L'achèvement est prévu en octobre 2026, pour une ouverture au premier trimestre 2027.
Conçue par l'artiste réunionnais Lionel Lauret, déjà auteur des Danseuses du Cœur vert familial, l'œuvre s'inspire des vouves utilisées par les pêcheurs de bichiques. Les visiteurs pourront y monter à près de 20 mètres pour un panorama à 360 degrés sur Saint-Denis. « La vouve représente le bichique, notre biodiversité, mais aussi notre patrimoine, notre mémoire collective. C'est un symbole qui nous appartient à tous », a déclaré la maire Ericka Bareigts.
Le projet Dionypark occupe trois hectares en plein centre-ville. Son financement dépasse vingt millions d'euros : la ville de Saint-Denis apporte 19 millions d'euros, l'État 1,2 million d'euros et le FEDER 5,2 millions d'euros. Le programme a été imaginé par des enfants et retenu à l'issue d'une consultation citoyenne ayant réuni près de 17 000 habitants.
L'aménagement prévoit la plantation de près de 40 000 arbres et végétaux, pour renforcer la biodiversité et apporter de la fraîcheur dans ce secteur densément urbanisé. Le parc s'inspirera des paysages de l'île, avec des espaces évoquant cirques, ravines et reliefs montagneux. Un réseau de passerelles à double niveau garantira l'accessibilité à pied, en fauteuil roulant ou avec une poussette.
Dionypark sera relié au Petit Marché, au TCSP Baobab et à la cité Ah Soune, dans la continuité du sentier littoral entre le Barachois et la zone Tamarin au niveau du Chaudron. La ville annonce par ailleurs un règlement spécifique pour encadrer l'usage du site, avec l'intervention de la police municipale et des arrêtés interdisant notamment la consommation d'alcool dans l'enceinte du parc.


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