La ville de Sainte-Marie consacre un million d'euros à la réforme de ses accueils périscolaires, à partir de la rentrée 2026-2027. La municipalité a présenté ce lundi une nouvelle organisation reposant sur un tarif unique, calculé selon le quotient familial, valable dans toutes les structures de la commune.
Jusqu'ici, les tarifs différaient selon que l'accueil relevait du Centre communal d'action sociale (CCAS) ou d'une association partenaire. Cette disparité disparaîtra. Un barème dégressif s'appliquera aussi aux familles avec plusieurs enfants.
« Un seul tarif pour l'ensemble des familles sur la commune de Sainte-Marie, quelle que soit l'association qui agit. Nous avons voulu accompagner ces associations mais également le CCAS pour faire en sorte que les familles n'aient pas un tarif selon qu'elles habitent au quartier des Gaspards, à l'Espérance ou à Duparc, mais toutes les familles auront le même tarif selon leur quotient familial », a déclaré la maire Céline Sitouze.
La Ville annonce par ailleurs la prise en charge intégrale des repas. Petits-déjeuners, déjeuners et goûters servis dans les accueils périscolaires, les Mercredis Jeunesse et les centres de loisirs seront financés à 100 % via le CCAS. Les associations partenaires devront déduire ce coût de la participation demandée aux parents. La municipalité compensera également le financement des goûters pour préserver l'équilibre financier des structures.
Pour la rentrée, 929 places seront réparties entre trois gestionnaires. Le CCAS assurera 174 places dans les écoles du Village, Yves-Barau, La Confiance, Beaumont et L'Espérance. Le COASM prendra en charge 391 places dans neuf écoles, dont Gaudin de la Grange, Gaspard et Beauséjour. AJT Réunion gérera 364 places dans les écoles Ravine Cocos, Desbassyns et Duparc. Les inscriptions ouvriront le 1er juillet, selon l'ordre d'arrivée des demandes.
Ces annonces font suite aux alertes lancées la semaine dernière par l'opposition municipale, qui s'inquiétait du retrait de plusieurs associations et du manque de visibilité sur les futurs gestionnaires, les tarifs et le devenir des emplois d'animateurs. « La ville viendra en soutien de ces associations pour un montant d'un million d'euros pour l'année scolaire afin que les parents puissent aller travailler sans que la garde de leurs enfants le matin et le soir ne leur coûte trop cher », a précisé Céline Sitouze.


5 commentaires
@Zilo, vous soulevez un point important. Et sur la question du quotient familial que pose Margaux, je peux apporter une précision : à La Réunion, c'est généralement le quotient CAF qui est retenu par les collectivités, pas un calcul propre à la commune. Ce qui veut dire que les familles non allocataires ou avec des revenus atypiques peuvent se retrouver dans des situations délicates si le dispositif n'est pas bien encadré. La municipalité devrait clarifier ce point avant le 1er juillet, parce qu'une ambiguïté sur le calcul du tarif peut générer des recours ou des inégalités que la réforme cherche justement à éviter.
Le système de tarif unique calculé au quotient familial c'est bien sur le papier, mais j'espère que derrière y'a une vraie appli ou un portail en ligne pour les inscriptions parce que ouvrir ça "selon l'ordre d'arrivée" le 1er juillet ça va être le chaos total si c'est encore du présentiel.
Je suis un peu perdue sur le fonctionnement du quotient familial ici, est-ce que c'est calculé de la même façon qu'en métropole ou y'a des spécificités locales ? Chez nous en Bretagne on avait un système similaire mais avec la CAF directement, je me demande comment ça s'articule avec le CCAS ici. On n'a pas d'enfants mais c'est le genre de dispositif qui peut vraiment changer la vie des familles qu'on accueille dans le gîte, ça donne envie de mieux comprendre pour pouvoir les orienter.
Belle initiative pour Sainte-Marie.
Un million d'euros c'est pas rien, mais j'aurais voulu savoir si ces associations qui gèrent les accueils achètent local pour les repas. Parce que financer les petits-déjeuners et les goûters à 100%, c'est bien, mais si derrière les produits viennent de métropole ou d'ailleurs, on rate une occasion. Les coopératives du péi ont des fruits, des légumes, de quoi nourrir ces marmailles correctement et soutenir les producteurs en même temps.