Un drone iranien a frappé un pétrolier battant pavillon panaméen dans le détroit d'Ormuz. Le navire transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut. Il a subi des dégâts, mais l'équipage est sain et sauf, selon l'agence maritime britannique UKMTO. L'attaque survient quelques jours après la signature, le 17 juin à Versailles, d'un accord entre Téhéran et Washington.
En réponse, des frappes américaines ont touché des sites iraniens samedi. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé à leur tour avoir attaqué des positions américaines dans la région du Golfe.
Le chef du mouvement pro-iranien Naïm Qassem a par ailleurs dénoncé l'accord signé la veille entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis, le qualifiant de « grave erreur ».
Malgré cet enchaînement de frappes et de représailles, le CENTCOM, l'un des commandements militaires de l'armée américaine, a indiqué que « le trafic de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz se poursuit ». Les deux pays négocient toujours un accord final plus large, dans un contexte régional sous haute tension.


6 commentaires
@David, exactement ce que je me disais. Moi j'ai des livraisons de matériaux deux fois par semaine depuis le port, dès que le gazole bouge de quelques centimes, le fournisseur révise son devis sans prévenir. Et le client final, il comprend pas pourquoi le chantier coûte plus cher que le devis signé trois mois avant. C'est pas des drones iraniens qu'on parle sur le chantier, c'est des marges qui fondent.
Cet article n'a pas grand chose à voir avec entrepreneur.re non ?
C'est loin tout ça mais les répercussions on les voit vite sur nos factures. La dernière fois que les prix du pétrole ont bougé, mes transporteurs m'ont repassé la note dans la foulée. Et moi j'avais déjà le loyer à régler ce mois-là. On n'est jamais vraiment à l'abri de ce qui se passe à l'autre bout du monde.
Bon l'équipage est sauf, ça c'est le principal. Le reste c'est la géopolitique des grands, on peut rien y faire depuis notre food truck à Saint-Pierre, lé pa fasil de suivre tout ce qui se passe là-bas.
Le détroit d'Ormuz, c'est un des points de passage les plus stratégiques de la planète, un peu comme un col de montagne que tout le monde est obligé d'emprunter. Quand j'explique à mes randonneurs pourquoi le prix de l'essence augmente avant même qu'on parte sur les sentiers du Mafate, c'est exactement ce genre d'événement qui est derrière. Les tensions dans le Golfe finissent toujours par arriver jusqu'à nous, d'une façon ou d'une autre.
Franchement, ça m'intéresse moyennement les drones iraniens, mais le prix du kérosène et du gazole qui va encore flamber, ça par contre ça nous touchera direct ici. Les fournisseurs vont pas tarder à nous appeler pour revoir les tarifs, et c'est nous les petits restaus qui absorbons. Comme toujours.