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À l'ESIROI, Richard Lorion défend la nomination de François Garde malgré sa sanction

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À l'ESIROI, Richard Lorion défend la nomination de François Garde malgré sa sanction

"François a été cantonné sur les actions que j’ai identifiées comme étant prioritaires", assure Richard Lorion, directeur de l’ESIROI - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


Richard Lorion, directeur de l'École supérieure d'ingénieurs Réunion Océan Indien (ESIROI), a publiquement défendu la nomination de François Garde au poste de directeur adjoint aux affaires générales, alors même que ce dernier venait d'être sanctionné par la section disciplinaire du conseil académique de l'Université de La Réunion pour ses méthodes de management.

Dans un entretien accordé à Zinfos974, Richard Lorion explique avoir choisi la continuité à son arrivée en cours d'année universitaire, en janvier dernier. « J'ai demandé à l'ensemble des personnels s'ils maintenaient leur positionnement dans l'organigramme. Je voulais observer le fonctionnement avant de l'organiser », dit-il. Il justifie le maintien de François Garde par deux missions qu'il juge prioritaires : le pilotage de la démarche qualité ISO 9001 et la mise en œuvre de l'intégration de l'école au réseau Polytech, qui regroupe 16 écoles d'ingénieurs et quatre écoles associées.

Sur la question des garde-fous, le directeur est explicite. « François n'a aucune délégation de signature », affirme-t-il, précisant avoir confié la signature de direction au directeur des études, Jean-Jacques Kadjo, et la délégation concernant le personnel à la responsable administrative et financière. « François a donc été cantonné sur les actions que j'ai identifiées comme étant prioritaires, en étroite collaboration avec moi en ma qualité de directeur. »

Richard Lorion écarte par ailleurs tout risque psychosocial au sein de l'école. Il dit ne pas avoir « de remontées de RPS » et préfère « utiliser le terme de polémique ». Sur la sanction elle-même, il reconnaît en avoir pris connaissance : « Les griefs rapportés par la section disciplinaire relèvent principalement de liens RH au sein de l'école. Vous imaginez bien que je les ai supprimés car cela n'aurait pas pu perdurer dans l'école. Ils ont été sanctionnés. Pour moi, cela relève du passé… »

Le directeur cite un taux d'insertion professionnelle de 87 % à six mois pour défendre le bilan de l'établissement, et réfute toute influence de son adjoint sur ses décisions. « J'opère le management de l'école au quotidien et donc il n'y a pas d'influence de François sur moi », assure-t-il. Il ajoute que François Garde « a été jugé par la section disciplinaire sur sa méthode de management du personnel » mais qu'il n'est plus opérationnel sur ce volet.

L'organisation interne pourrait toutefois changer d'ici la prochaine rentrée. « L'organigramme ne sera très certainement pas le même à partir de la rentrée prochaine », indique Richard Lorion, sans préciser la nature des changements envisagés.

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6 commentaires

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J
JeanFrak 27/06/2026 à 16:25

Ce type de situation me rappelle ces chantiers où l'architecte de projet est écarté en cours de réalisation, puis rappelé discrètement pour "piloter la conformité" sans qu'on lui redonne de visa. Sur le papier tout est propre, dans les faits tout le monde sait que la main reste la même. "Aucune délégation de signature" c'est le genre de garde-fou qu'on sort pour rassurer, pas pour protéger. L'organigramme, comme les plans, ça peut très bien ne pas correspondre à ce qui se construit vraiment sur le terrain.

T
Tonton Bébert 27/06/2026 à 15:22

Un agent sanctionné pour ses méthodes de management du personnel, et on le garde. Les domoun qui ont subi ces méthodes, eux, ils sont toujours là aussi dans l'école ? Parce que dire « ça relève du passé » c'est facile quand on est directeur, c'est moins facile quand c'est vous qui avez vécu le management en question. Les syndicats devraient se saisir de ça.

P
Patrick974 27/06/2026 à 15:17

Ce qui me frappe dans cet article, c'est la gestion de la communication autant que la gestion des ressources humaines. Richard Lorion dit « j'ai supprimé les liens RH qui posaient problème » et « il n'a aucune délégation de signature », ce qui peut se défendre sur le papier. Mais dans une organisation, le pouvoir ne se réduit pas à une signature. L'influence informelle d'un adjoint qui connaît tous les rouages d'une école depuis des années, c'est un risque réel que les tableaux de bord ne mesurent pas. Le taux d'insertion à 87 % est un bon chiffre, il ne dit rien sur le climat interne.

A
Anaëlle 27/06/2026 à 15:13

Je trouve ça un peu flou comme explication. Si François Garde n'a aucune délégation de signature et qu'il travaille uniquement sur l'ISO 9001 et l'intégration Polytech, pourquoi ne pas l'avoir dit clairement dès le départ plutôt d'attendre que la polémique monte ? Est-ce que quelqu'un sait si ce type de situation, un agent sanctionné maintenu sur un périmètre réduit, c'est courant dans l'enseignement supérieur public ?

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Roselyne 27/06/2026 à 15:06

Nous dans les hauts on entend pas trop parler de ces histoires d'école d'ingénieurs, mais quand un responsable est sanctionné et qu'on le garde quand même, ça fait penser à des choses qu'on voit dans d'autres milieux. Les familles du cirque savent ce que c'est quand les gens en place se protègent entre eux.

T
Thierry Lebon 27/06/2026 à 15:02

Une précision utile pour les lecteurs : une sanction prononcée par la section disciplinaire d'un conseil académique est un acte administratif qui reste au dossier de l'agent, quoi qu'en dise le directeur sur la notion de « passé ». Dire que cela « relève du passé » ne le fait pas disparaître juridiquement. La question qui mérite d'être posée est celle de la compatibilité de ce maintien en poste avec les obligations de l'établissement en matière de prévention des risques psychosociaux, qui sont pourtant encadrées par des textes très précis.