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Réunion Express : tracé, coût et calendrier du futur train régional

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Réunion Express : tracé, coût et calendrier du futur train régional

Tracé, temps de trajet, variantes… ce que l’on sait du futur Réunion Express - Crédit Zinfos974 - Société


Le 25 juin, la Région Réunion a présenté les contours du Réunion Express, un projet de réseau ferroviaire d'environ 140 kilomètres destiné à relier Saint-Benoît à Saint-Joseph via Saint-Denis. Capacité annoncée : jusqu'à 100 000 voyageurs par jour, pour une mise en service partielle envisagée dès 2035.

Le tracé de référence longe pour l'essentiel les infrastructures routières existantes. Depuis le giratoire des Plaines à Saint-Benoît, la ligne suivrait la RN2 jusqu'à Sainte-Marie, desservirait l'aéroport Roland-Garros puis Saint-Denis, emprunterait le corridor de la Nouvelle Route du Littoral, continuerait le long de la RN1 jusqu'à Saint-Paul avant de descendre vers le Sud-Ouest et Saint-Joseph. Environ 25 stations sont prévues dans 16 communes, avec des trains roulant entre 100 et 110 km/h et un passage toutes les 10 à 15 minutes aux heures de pointe.

Trois portions restent en discussion. La traversée de Saint-Denis, qui compte plus de 156 000 habitants, concentre les enjeux les plus complexes, notamment l'articulation avec les projets de transport urbain portés par la Cinor — le projet Baobab et les téléphériques urbains. Entre Saint-Paul et Saint-Leu, deux options s'affrontent sur 30 kilomètres : un tracé à mi-pente le long de la Route des Tamarins, plus rapide et moins contraint sur le plan foncier, ou un itinéraire plus proche du littoral et des zones urbanisées. Dans le Sud, le franchissement de la rivière Saint-Étienne et la desserte de Pierrefonds font l'objet de deux variantes entre Saint-Louis et Saint-Pierre.

Sur les temps de parcours, la Région avance des gains importants par rapport à la voiture aux heures de pointe. Saint-Benoît serait à 35 minutes de Saint-Denis, contre plus d'une heure actuellement. Saint-Paul rejoindrait le chef-lieu dans le même temps. Saint-Pierre et Saint-Paul seraient reliés en 40 minutes, et Saint-Joseph à Saint-Pierre en 15 minutes, contre près de 50 minutes aujourd'hui.

Le projet est conçu pour s'articuler avec les modes de transport déjà engagés : bus à haut niveau de service, transports par câble, projet Esti+ dans l'Est, BHNS Ouest, projets Neo de la Civis et de la Casud. Entre 4 000 et 5 000 places de stationnement seraient aménagées en parkings-relais à proximité des stations. La Région envisage aussi un usage fret, via un système baptisé « TramFret », avec des rames dédiées circulant entre les trains voyageurs ou en dehors des heures d'exploitation.

Le coût total est estimé entre 5,2 et 6 milliards d'euros, dont environ 3 milliards pour la première phase. Pour le financement, la Région souhaite s'inspirer du modèle du Grand Paris en créant une société dédiée capable de mobiliser des fonds européens, nationaux et locaux. Les premiers travaux pourraient démarrer à partir de 2030, l'achèvement complet du réseau étant envisagé à l'horizon 2050.

Avant toute décision sur les variantes encore en débat, un débat public se tiendra du 19 août au 26 novembre. « Nous voulons faire de ce train le projet des Réunionnais, porté par les Réunionnais, pour les Réunionnais », a déclaré Fabrice Hoarau, conseiller régional délégué aux mobilités durables. La Région justifie l'urgence du projet par ce qu'elle qualifie de « coma circulatoire » sur une île où plus de 2,5 millions de déplacements sont recensés chaque jour.

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