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Autonomie de la Corse : pourquoi Maillot a voté pour à l'Assemblée

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Autonomie de la Corse : pourquoi Maillot a voté pour à l'Assemblée

Autonomie de la Corse : Frédéric Maillot défend une "émancipation des peuples" dans "l'unité de La République" - Crédit Zinfos974 - Politique


Six des sept députés réunionnais ont voté en faveur du projet de loi constitutionnelle accordant un statut d'autonomie à la Corse, adopté en première lecture par l'Assemblée nationale. Seul Joseph Rivière, élu sous l'étiquette Rassemblement national, a voté contre.

Frédéric Maillot, député de la 6e circonscription de La Réunion, a expliqué son vote sur les réseaux sociaux. Il dit avoir « pleinement soutenu et voté » le texte avec les parlementaires ultramarins du groupe GDR. À ses yeux, plusieurs dispositions de la réforme font écho aux réalités des territoires insulaires : « Nous nous rejoignons sur bon nombre de points compte tenu des caractéristiques géographiques, culturelles, notamment sur la valorisation de notre identité et de cette originalité que nous devons cultiver et apporter à la République et au monde. »

Le député pointe deux aspects du texte qui lui paraissent directement applicables à des territoires comme La Réunion. D'abord, la faculté donnée à la Collectivité de Corse d'adapter certaines règles à ses spécificités locales. Ensuite, la question foncière : « Ce projet de loi répond également, en partie, à la nécessité de maîtriser le foncier et de lutter contre la spéculation sur les terres, dans un contexte insulaire où celles-ci échappent souvent aux populations locales. »

Sur le fond, Frédéric Maillot rejette l'idée que l'autonomie serait incompatible avec l'appartenance à la République. « La demande d'autonomie n'est pas un abandon de la République, ni une stratégie de largage mais bel et bien une volonté démocratique d'émancipation des peuples pour des prises de décision au plus proche de leurs réalités, sans remettre en cause le principe de l'unité républicaine », affirme-t-il.

Le texte adopté le mardi 23 juin inscrit dans la Constitution un statut d'autonomie pour la Corse, tout en réservant à l'État ses compétences régaliennes : justice, sécurité, défense, politique étrangère et nationalité. Il doit encore être examiné par le Sénat avant un éventuel vote du Parlement réuni en Congrès, étape obligatoire pour toute révision constitutionnelle.

La réforme corse ravive par intermittence le débat sur les évolutions institutionnelles possibles dans d'autres territoires français. À La Réunion, un sondage présenté en 2022 par Cyrille Melchior avait montré que 89 % des personnes interrogées se déclaraient favorables au maintien du statut actuel.

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