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Melchior à Matignon pour les billets d'avion et le logement social

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Melchior à Matignon pour les billets d'avion et le logement social

Cyrille Melchior reçu à Matignon pour défendre les dossiers réunionnais - Crédit Zinfos974 - Politique


Cyrille Melchior, président du Conseil départemental de La Réunion, a été reçu par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon lors d'un déplacement à Paris, au lendemain de la commémoration des 80 ans de la départementalisation au ministère des Outre-mer.

Le prix des billets d'avion entre La Réunion et l'Hexagone a occupé une bonne part des échanges. Cyrille Melchior a remis un courrier à Sébastien Lecornu pour demander une exonération de la Taxe de Solidarité sur les Billets d'Avion, dont la récente hausse suscite de vives critiques dans les territoires ultramarins. « L'avion n'est pas un luxe à La Réunion. C'est notre route nationale. Toute hausse du prix des billets pèse directement sur les familles, les étudiants, les salariés et l'économie de notre territoire », a déclaré le président du Département.

Le logement social était aussi à l'agenda. Le Département dit craindre que la ligne budgétaire unique, qui finance une partie de la politique du logement social dans les Outre-mer, ne soit fragilisée par le contexte budgétaire actuel. Le communiqué du Département ne précise pas les réponses apportées par le Premier ministre, ni sur ce dossier ni sur la taxe aérienne.

Cyrille Melchior a par ailleurs rencontré Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées. La discussion a porté sur le vieillissement de la population réunionnaise et sur le financement de l'accompagnement des personnes en situation de handicap. Le Département pointe la progression des dépenses liées à l'Allocation personnalisée d'autonomie et à la Prestation de compensation du handicap, cette dernière affichant une hausse d'environ 20 % par an. La collectivité demande une meilleure prise en compte des spécificités ultramarines dans les financements de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, ainsi qu'un renforcement du coefficient géographique appliqué à La Réunion.

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6 commentaires

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P
PtiBatik 24/06/2026 à 16:25

La formule de Melchior, l'avion comme route nationale, elle dit quelque chose de vrai sur ce qu'on vit ici. Moi je commande des encres, des tissus, du matériel de sérigraphie que je ne trouve pas sur l'île, et chaque fois que quelqu'un doit faire le déplacement pour une formation ou un salon créatif, c'est une décision budgétaire sérieuse. Ce qui manque dans ce type de rencontre à Paris, c'est la voix des petites structures culturelles et artisanales, pas seulement les grandes lignes sur le logement ou les taxes. Notre économie créative lé pa fasil à défendre quand on n'a personne autour de la table pour la représenter.

M
Mickaëla 24/06/2026 à 15:24

@Anaëlle, je ne connais pas le détail du régime applicable aux boursiers, mais ça vaut vraiment le coup de poser la question directement à l'UREC ou au service des bourses du CROUS, ils ont souvent des infos précises sur ce type d'exonération. Ce qui est positif, c'est que le sujet est maintenant sur la table à Matignon, ça crée une ouverture et chaque situation particulière peut trouver sa place dans la discussion.

M
Maéva 24/06/2026 à 15:12

La partie sur les billets d'avion me parle directement. Quand je dois aller en métropole pour des salons professionnels ou rencontrer des distributeurs, le coût du billet représente une ligne budgétaire à part entière. Pour une petite structure comme la mienne, chaque hausse de taxe c'est un voyage d'affaires en moins par an, et donc des opportunités de développement perdues. J'espère que Lecornu a pris la mesure de l'impact réel sur les entrepreneurs du péi.

A
Anaëlle 24/06/2026 à 14:12

Est-ce que quelqu'un sait si la TSBA s'applique aussi aux billets achetés par les étudiants boursiers ?

P
Polo 24/06/2026 à 14:08

L'avion c'est notre route nationale, Melchior a raison là-dessus. Moi je dois parfois faire venir des fournisseurs de métropole pour du matériel spécifique, et les coûts de déplacement ça rentre dans les négociations. Toute hausse de taxe sur les billets ça finit par se répercuter quelque part dans la chaîne, et c'est souvent le petit artisan qui trinque en bout de course. I fo que Paris comprenne que lé pa fasil de gérer une activité ici avec ces contraintes-là.

K
Kelly 24/06/2026 à 14:03

Ce qui m'interpelle c'est la partie sur le vieillissement et le handicap. Dans notre PME on a quelques salariés aidants familiaux, et la charge que ça représente pour eux au quotidien est réelle. Si les financements de l'APA et de la PCH ne suivent pas, ce sont les familles qui absorbent, et indirectement les employeurs aussi quand les absences s'accumulent. Bonne initiative d'avoir mis ce sujet à l'ordre du jour, mais j'aurais aimé lire une réponse concrète du Premier ministre.