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La SEMADER livre 47 logements sociaux dans les hauts de Saint-Paul

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La SEMADER livre 47 logements sociaux dans les hauts de Saint-Paul

Saint-Paul : 47 logements sociaux livrés à Sans-Souci - Crédit Zinfos974 - Social


La SEMADER a livré 47 logements sociaux à Sans-Souci, dans les hauts de Saint-Paul. L'opération comprend deux résidences : Amédée, qui regroupe 34 logements locatifs très sociaux, et Kapok, constituée de 13 maisons individuelles en logement locatif social.

Près de 80 % des locataires de la résidence Amédée sont originaires de Saint-Paul. Ceux de Kapok le sont tous. La commune affiche clairement sa volonté de maintenir les familles dans leur bassin de vie, près de leurs attaches.

Parmi les bénéficiaires : des ménages relogés depuis l'habitat insalubre, des personnes en situation de handicap et des familles ayant perdu leur logement dans un incendie. L'investissement total dépasse 8 millions d'euros.

Cette livraison s'inscrit dans le développement de la ZAC de Sans-Souci, qui doit encore accueillir de nouveaux logements et équipements. Elle arrive dans un contexte de forte pression sur le parc social : plus de 5 200 demandes de logement restent en attente sur la commune de Saint-Paul, selon les chiffres avancés par la municipalité.

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8 commentaires

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V
Vavangue 16/06/2026 à 16:17

Comme dit Roselyne, cette maille qui se déchire quand une famille doit partir, j'y pense souvent. Dans les hauts de Saint-Joseph comme dans ceux de Saint-Paul, ce tissu-là c'est aussi ce qui fait tenir les filières locales, les petits marchés forains, les gens qui s'approvisionnent chez le voisin apiculteur plutôt qu'au supermarché. Quand les familles restent ancrées dans leur bassin de vie, c'est tout un écosystème qui tient. Ça dépasse largement le toit.

T
Thierry Lebon 16/06/2026 à 15:44

@Yannick P, votre calcul mérite d'être affiné. Les 8 millions couvrent à la fois la construction, les aménagements extérieurs et une partie des coûts fonciers, qui dans une ZAC sont mutualisés sur l'ensemble de l'opération. Le coût net par logement est donc difficilement comparable à une simple division. Cela dit, vous avez raison sur le fond : 47 unités face à 5200 demandes, le ratio reste préoccupant, et ce n'est pas une question de bonne volonté municipale mais de moyens structurellement insuffisants à l'échelle du territoire.

M
Mickaëla 16/06/2026 à 15:10

Ce qui me touche dans cette initiative, c'est que les familles restent ancrées dans leur territoire, près de ce qui les nourrit vraiment. Un foyer stable, c'est souvent le point de départ de tout le reste, pour les parents comme pour les enfants. On sous-estime trop souvent l'impact que ça a sur la confiance en soi et sur les projets de vie. Beau pas en avant pour ces familles de Sans-Souci.

B
Bichik 16/06/2026 à 14:24

Des familles relogées depuis l'habitat insalubre. On parle de ça comme si c'était nouveau, mais l'insalubrité dans les hauts, c'est une vieille histoire.

R
Roselyne 16/06/2026 à 14:19

Dans les hauts, les familles tiennent souvent les unes aux autres, les enfants vont à la même école, les anciens se connaissent tous. Quand quelqu'un perd sa maison dans un incendie ou doit partir de chez lui, c'est toute une maille qui se déchire. Que ces logements permettent aux gens de rester dans leur coin, c'est ce qui compte vraiment. Par contre 47 maisons pour 5200 demandes, on voit bien que ça va prendre du temps.

M
Mémé Marthe 16/06/2026 à 14:13

De mon temps, les gens construisaient leur case avec les voisins, in koudmin, et on restait là où on était né. Aujourd'hui i fo attendre des années pour avoir un toit, c'est quand même quelque chose.

Y
Yannick P 16/06/2026 à 14:05

8 millions d'euros pour 47 logements, ça fait quand même un beau ticket. Je veux pas être rabat-joie mais avec 5200 demandes en attente sur Saint-Paul seul, on est loin du compte. C'est comme livrer un container sur un quai qui en attend cinquante, le travail est fait, mais le problème reste entier.

R
Rafiki 16/06/2026 à 14:02

Sans-Souci, c'est un nom qui dit tout. Ces hauts de Saint-Paul ont une vraie identité, entre les chemins qui montent vers le Maïdo et les vieux quartiers où les familles sont là depuis des générations. Content de voir que la commune tient à garder ces gens dans leur bassin de vie, c'est pas évident à l'heure où les prix poussent tout le monde vers le bas. Il faudrait juste que les aménagements futurs de la ZAC tiennent compte du paysage, parce que ces hauts méritent qu'on les traite avec soin.