Frédéric Leglastin prendra la tête des chambres régionales des comptes de La Réunion et de Mayotte à partir du 6 juillet prochain. Sa nomination a été actée par un décret du Président de la République et du Premier ministre daté du 11 juin 2026, sur proposition de la première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin. L'institution l'a annoncé ce lundi 15 juin dans un communiqué.
Il succède à Nicolas Péhau, appelé à exercer de nouvelles fonctions au sein de la chambre régionale des comptes Grand Est.
Diplômé de Sciences Po Rennes et de l'École nationale de la santé publique, devenue l'École des hautes études en santé publique (EHESP), Frédéric Leglastin a d'abord construit sa carrière dans le secteur hospitalier, comme directeur adjoint des finances et du système d'information au centre hospitalier de Laon, dans l'Aisne, puis au centre hospitalier Le Corbusier de Firminy, dans la Loire.
Il a rejoint les juridictions financières en 2011, comme premier conseiller à la chambre régionale des comptes de Bretagne. Affecté à celle des Hauts-de-France en 2017, il occupait depuis janvier 2021 les fonctions de président de section à la chambre régionale des comptes de Corse.


6 commentaires
Comme dit Rafiki, la CRC c'est ce qui tourne en arrière-plan sans que grand monde s'en préoccupe. Moi ce que j'attends, c'est de voir si le nouveau président va vraiment creuser les comptes des communes littorales, parce que les budgets protection du lagon, les aménagements côtiers bâclés, les concessions accordées à la va-vite, ça mérite un regard sérieux. Changement de tête ou pas, le vrai test c'est ce qui sort des rapports.
Comme dit Zilo, ce profil hospitalier avant les comptes publics, ça intrigue. Mais bon, ce qui m'intéresse c'est surtout de savoir comment la CRC va regarder les budgets culture et artisanat des collectivités, parce que ces lignes-là, elles sont souvent les premières à disparaître sans que personne ne crie. Mayotte en plus dans le périmètre, ça fait un territoire avec des réalités créatives très différentes des nôtres. Curieuse de voir quelle couleur ce nouveau président va donner à ses priorités d'audit.
On sort nos randonneurs des cirques pour qu'ils comprennent que le péi-la est géré par des institutions qu'ils voient rarement. La CRC, c'est un peu comme les sentiers balisés : ça structure tout en arrière-plan, et la plupart des gens ne réalisent pas le travail que ça représente. Curieux de voir si ce nouveau président aura un regard particulier sur les dossiers liés à l'environnement et au foncier, qui touchent directement les zones naturelles qu'on essaie de protéger.
Ce genre de nomination, ça change souvent la dynamique en interne, même si de l'extérieur ça paraît purement institutionnel. Pour les agents des CRC, un nouveau président de chambre ça veut dire un nouveau style de management, de nouvelles priorités. J'espère qu'il prendra le temps d'écouter les équipes déjà en place avant de vouloir imprimer sa marque.
Ce qui m'interpelle, c'est ce passage du monde hospitalier aux juridictions financières. Il y a quelque chose d'intéressant dans ces trajectoires qui traversent plusieurs sphères de l'administration, comme si la rigueur des comptes apprenait à lire autrement les institutions publiques. La Corse, les Hauts-de-France, et maintenant La Réunion et Mayotte, deux territoires aux enjeux très différents malgré la tutelle commune. On verra si cette double affectation, qui n'est pas anodine, donne lieu à une approche unifiée ou si chaque île garde sa singularité dans les contrôles menés.
Parcours hospitalier avant les juridictions financières, c'est pas le profil classique qu'on voit d'habitude pour ce type de poste. Curieux de voir si ça change quelque chose dans la façon d'auditer les collectivités du péi.