Deux accords de défense ont été signés cette semaine entre Madagascar et la France, l'un à Antananarivo, l'autre à Antsiranana. Le premier porte sur le développement d'une capacité de reconnaissance par drones au sein des forces armées malgaches, le second sur le renouvellement d'un jumelage entre unités militaires des deux pays.
Le texte signé mercredi dans la capitale prévoit la fourniture d'équipements, la formation de personnels et l'élaboration d'une doctrine d'emploi dans le domaine des drones de renseignement. L'objectif affiché : améliorer l'efficacité des Forces de défense et de sécurité malgaches face au banditisme rural.
Le lendemain, à Antsiranana, le second accord a renouvelé le jumelage entre le 2e Bataillon d'infanterie de marine malgache et le 5e Régiment étranger français basé à Mayotte, un partenariat engagé depuis 2015. Il prévoit d'intensifier les échanges de formation et les entraînements conjoints, en particulier sur les questions de sécurité maritime dans l'océan Indien.
Le général Jean de Monicault, commandant supérieur des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI), était présent pour les deux signatures. Il a insisté sur la nécessité pour les deux armées d'agir ensemble face à des défis communs. Le chef d'état-major de la marine malgache, l'amiral Kalobe Mickaël Sam Hieng Twion, a partagé ce point de vue, estimant que les enjeux maritimes régionaux dépassent les capacités d'un seul État.
Ces accords s'inscrivent dans une politique malgache de diversification des partenariats militaires. Madagascar a également renforcé sa coopération avec la Russie ces derniers mois, qui a livré des équipements et déployé des formateurs auprès des forces de l'île. En mars, le général Démosthène Pikulas, chef d'état-major des armées malgaches, avait qualifié cette orientation de « coopération tous azimuts » — une doctrine assumée par Antananarivo pour multiplier ses appuis extérieurs sans s'aligner sur un seul partenaire.


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