Espace membre :

Suivez-nous

Saint-André adopte son compte administratif 2025 dans un débat fiscal

Partager sur :
Saint-André adopte son compte administratif 2025 dans un débat fiscal

Saint-André : le compte administratif 2025 adopté, la majorité et l'opposition s'affrontent sur la fiscalité - Crédit Zinfos974 - Politique


Le conseil municipal de Saint-André a adopté mercredi soir le compte administratif 2025, au terme d'un débat tendu entre la majorité et l'opposition sur la politique fiscale de la commune. Le maire Joé Bédier revendique un redressement financier sans hausse des taux d'imposition, quand l'opposition conteste cette lecture et pointe une pression fiscale accrue sur les habitants.

Avant la séance, l'édile a mis en avant une forte progression de l'épargne nette, passée de plus de 380 000 euros en 2024 à près de 1,9 million d'euros en 2025. « Saint-André est dans une bonne santé financière et peut continuer à investir », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que les taux d'imposition communaux n'avaient pas bougé depuis son arrivée à la tête de la municipalité en 2020, présentant cette stabilité comme un choix assumé face aux difficultés économiques des Saint-Andréens.

Le maire en a profité pour dénoncer ce qu'il perçoit comme un manque de soutien du Département sur plusieurs dossiers : les aménagements du chemin Lefaguyes, dont les financements tardent à être débloqués, et les incertitudes pesant sur le financement des maisons d'accueil familiales pour personnes âgées. Joé Bédier a néanmoins appelé à renouer le dialogue entre collectivités.

D'autres délibérations figuraient à l'ordre du jour. Le lancement des études préalables du futur Campus Est — qui doit notamment accueillir un lycée des métiers du tourisme et de l'hôtellerie — a été acté. Les élus ont aussi examiné la démarche de labellisation « Ville amie des aînés », avec à la clé le développement de solutions de mobilité pour les seniors via l'acquisition de nouveaux minibus.

L'opposition, emmenée par Laurent Virapoullé, a livré une contre-lecture sévère. Il a d'abord regretté l'absence du comptable public lors de la présentation des comptes. Sur le fond, il conteste l'idée d'un assainissement financier sans effort demandé aux contribuables. « Les impôts ont augmenté et c'est une décision politique que la majorité refuse d'assumer », a-t-il affirmé, estimant que la commune aurait pu compenser la hausse automatique des bases fiscales par une baisse des taux, comme l'auraient fait plusieurs autres communes réunionnaises. Jean-Marie Virapoullé a de son côté soulevé des interrogations sur la comptabilisation de certaines dépenses, soupçonnant un report de charges de 2025 sur l'exercice 2026. Laurent Virapoullé a enfin relevé que la dotation globale de fonctionnement versée par l'État avait progressé d'environ un million d'euros cette année — une recette supplémentaire qui, selon lui, aurait pu alléger la facture fiscale des ménages.

Source

0 commentaire

Écrivez votre commentaire...
💬

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !