Le 4 juin, Cyrille Melchior a adressé un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu pour dénoncer les restrictions envisagées sur la Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal outil de financement du logement et de l'hébergement dans les territoires ultramarins. Le président du Département de La Réunion redoute qu'une réduction de ces crédits ne bloque plusieurs projets destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap.
Les chiffres qu'il cite dans sa lettre révèlent un retard déjà important. La Réunion ne compte que 44 places médicalisées en Ehpad pour 1 000 habitants de plus de 75 ans, contre 103 dans l'Hexagone. Pour les adultes en situation de handicap, le taux d'équipement en établissements et services médico-sociaux plafonne à 6 %, contre 10,3 % à l'échelle nationale. Des écarts qui se traduisent, selon l'élu, par des listes d'attente longues, des ruptures de parcours et un épuisement des aidants familiaux.
« Ces projets répondent non seulement à des besoins d'accompagnement et de protection, mais participent également au maintien du lien social, à la prévention des ruptures de parcours et au développement d'une offre intermédiaire innovante entre le domicile et l'établissement spécialisé », écrit Cyrille Melchior dans son courrier.
Le président du Département demande au gouvernement de sanctuariser l'enveloppe dédiée à l'habitat inclusif et à l'hébergement adapté. « Le maintien de cet engagement de l'État est indispensable », insiste-t-il, au nom de la nécessité de sécuriser les porteurs de projets face aux besoins croissants de la population réunionnaise.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !