La mairie de Saint-André et son centre communal d'action sociale (CCAS) ont saisi la justice après la visite, le 27 mai, du conseiller municipal d'opposition Laurent Virapoullé à l'EHPAD communal. L'élu conteste cette démarche, affirmant s'être simplement rendu dans l'établissement pour répondre à un appel aux dons de livres lancé par le personnel.
Côté municipalité, Laurent Virapoullé se serait présenté sans rendez-vous ni autorisation de la direction, accompagné de plusieurs personnes dont une ancienne colistière. Des échanges avec des agents et des prises de photographies auraient eu lieu. Le maire Joé Bédier a indiqué qu'il refusait que les établissements accueillant des personnes âgées servent à des fins de communication politique, rappelant la fragilité et la dépendance d'une partie des résidents.
L'élu d'opposition donne une version radicalement différente. Il affirme avoir répondu, « comme n'importe quel habitant de bonne volonté », à une initiative du personnel visant à créer un espace de lecture pour les résidents. Sans aucun objectif politique, assure-t-il.
Virapoullé dénonce une instrumentalisation de ce qu'il décrit comme une action citoyenne, regrettant que le projet porté par les agents soit pris en otage par une polémique municipale. Les deux camps défendent des lectures irréconciliables d'une même visite — c'est désormais à la justice d'en décider.


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