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Région Réunion : numérique, routes et culture au menu de la commission permanente

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Région Réunion : numérique, routes et culture au menu de la commission permanente

Numérique, cinéma, sport… Ce que la Région Réunion va financer en 2026 - Crédit Zinfos974 - Politique


Vendredi 22 mai, la commission permanente de la Région Réunion a adopté près d'une soixantaine de rapports sous la présidence d'Huguette Bello. Numérique éducatif, cinéma, routes cyclonées, festivals, insertion, coopération régionale : le spectre est large, les enveloppes conséquentes.

Le volet numérique concentre l'une des dotations les plus importantes de la séance. Près de 8,9 millions d'euros sont confirmés pour les dispositifs Numériklas et Numérisak, qui financent manuels numériques, équipements informatiques et aide à la connexion Internet pour les familles modestes des lycées réunionnais. Plus de 5,7 millions d'euros supplémentaires sont fléchés vers les équipements des établissements publics.

Le cinéma local reçoit environ un million d'euros, répartis entre 19 projets audiovisuels et cinématographiques — écriture, pré-production, tournages — via le fonds régional de soutien au secteur. Du côté des festivals, le Sakifo Musik Festival obtient 400 000 euros de subventions européennes, et le Komidi Festival plus de 335 000 euros.

Neuf Ateliers et Chantiers d'Insertion se partagent 268 000 euros. Parmi les projets retenus : « Semence péi », « Bann zardin la vi », « Jardin Lo Ker » ou encore un chantier de valorisation du bois de cryptoméria. Des intitulés qui disent aussi quelque chose des réalités sociales et environnementales de l'île.

Les séquelles du cyclone Garance n'ont pas été oubliées. Plusieurs enveloppes ont été validées pour sécuriser des routes et voiries à Saint-Denis. Plus de 2,7 millions d'euros sont par ailleurs engagés pour les mobilités douces et les aménagements cyclables à La Possession. La coopération régionale dans l'océan Indien — avec Madagascar, les Seychelles ou Maurice — continue d'être financée, sur des projets agricoles, sanitaires et éducatifs.

Quelques lignes budgétaires plus discrètes complètent le tableau : une aide pour la Fête du Chouchou à Salazie, des financements liés à l'économie maritime, un soutien aux recherches sur les récifs coralliens, des subventions pour l'observation des cétacés. Pris ensemble, ces postes donnent à voir une politique régionale à la fois dispersée et révélatrice des priorités — assumées ou contraintes — de la collectivité.

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8 commentaires

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R
Rafiki 25/05/2026 à 06:51

@Lastron-Leïla, tu as raison sur les 50 000 euros par projet, c'est serré pour un tournage complet. Mais je me dis que dans certains cirques on tourne des courts métrages avec des budgets encore plus petits, et c'est souvent là que naissent les histoires les plus vraies sur le péi. Ce soutien régional, même partiel, c'est souvent ce qui décide quelqu'un à se lancer plutôt qu'à attendre des financements métropolitains qui ne viennent pas.

Z
Zilo 25/05/2026 à 06:31

8,9 millions pour Numériklas et Numérisak c'est un beau budget, mais j'espère que derrière y'a une vraie infra réseau qui suit. Parce que donner un ordi ou un accès internet à une famille qui est en zone blanche c'est un peu inutile. On parle souvent des équipements, rarement de la qualité de connexion réelle dans les quartiers. C'est ça le vrai sujet tech, non ?

A
Anaëlle 25/05/2026 à 05:27

Je découvre ce genre de délibérations et j'essaie de comprendre comment ça fonctionne concrètement. Pour Numériklas et Numérisak, est-ce que ces dispositifs touchent aussi les étudiants en BTS ou seulement les lycéens ? Parce que dans mon master on parle beaucoup d'inclusion numérique mais on voit peu comment les politiques publiques s'y prennent vraiment sur le terrain. Ce serait intéressant de voir une évaluation des résultats d'une année sur l'autre, pas juste les montants engagés.

L
Lastron-Leïla 25/05/2026 à 04:55

Un million pour le cinéma local réparti sur 19 projets, ça fait environ 50 000 euros par projet en moyenne. C'est pas énorme pour financer un tournage jusqu'au bout, mais c'est mieux que rien et surtout ça structure une filière. Quelqu'un sait si ces fonds sont accessibles aussi pour le format court numérique type web-série ?

L
Lulu 25/05/2026 à 04:44

Le Sakifo a eu 400 000 euros, le Komidi plus de 335 000... et nous les food trucks sur le front de mer on galère à obtenir une autorisation de stationnement stable. Les festivals lé bon, hein, j'adore, mais faudrait penser aussi à ceux qui nourrissent les gens pendant ces mêmes festivals, non ?

M
Mickaëla 25/05/2026 à 04:27

Ce qui me touche vraiment dans ce compte-rendu, c'est les Ateliers et Chantiers d'Insertion, surtout ceux autour du jardin et du bois de cryptoméria. Ce sont des projets qui reconnectent les personnes à quelque chose de tangible, de vivant. C'est exactement le type de démarche qui reconstruit la confiance en soi, bien avant n'importe quel accompagnement au sens classique du terme. J'espère qu'on entendra parler des résultats concrets de ces projets dans les mois qui viennent.

N
Nadine Saint-Louis 25/05/2026 à 04:20

Festivals, cinéma, vélos à La Possession... et les commerces de centre-ville on est où ? J'attends toujours une aide concrète pour les loyers commerciaux, moi.

N
Naïma94 25/05/2026 à 04:03

Les familles que je vois en tournée, beaucoup n'ont pas de connexion correcte à la maison, les gamins font leurs devoirs sur le téléphone du parent. Alors le budget pour Numériklas et Numérisak, c'est pas du luxe, c'est du rattrapage. Ce que j'aurais aimé voir en revanche, c'est une ligne pour les équipements des cabinets de santé libéraux dans les zones éloignées, parce que le numérique médical, on attend encore.