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Les Tamarins à Pierrefonds investissent 860 000 € pour rééduquer les accidentés

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Les Tamarins à Pierrefonds investissent 860 000 € pour rééduquer les accidentés

Comment les cliniques Les Tamarins musclent leur rééducation pour reconstruire les accidentés de la route - Crédit Zinfos974 - Société


Un simulateur de conduite, des outils d'analyse du mouvement, un appareil de stimulation visuelle pour les membres paralysés : les cliniques Les Tamarins de Pierrefonds ont présenté ce jeudi leurs nouveaux équipements de rééducation pour les victimes d'accidents de la route. Le financement provient du Fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP), abondé par l'excédent des recettes des radars automatiques. Sur les 26 millions d'euros distribués chaque année à l'échelle nationale, 860 000 euros ont été attribués à La Réunion.

Darryl Lebian, 17 ans, faisait partie des patients reçus lors de la visite. En mai 2024, il chute de sa moto en tentant d'éviter un camion arrivé sur sa voie, et passe sous le poids lourd. Plusieurs opérations, une longue convalescence, des mois de rééducation. Ce jeudi, assis derrière un volant face à plusieurs écrans, il s'entraîne sur le simulateur automobile. Son objectif : décrocher son permis de conduire. « Le but du simulateur, c'est d'être confronté à certains dangers mais surtout d'appréhender tout ça et d'y aller plus sereinement lors de la vraie conduite », explique-t-il.

L'outil évalue les capacités cognitives et motrices des patients après un accident ou une pathologie neurologique, selon l'ergothérapeute Lisa Deshayes. Pour Darryl, la reconstruction ne s'arrête pas au physique. « On est aussi bien suivi sur le plan physique que psychologique et c'est bien pour se reconstruire », confie-t-il.

Le sous-préfet de Saint-Pierre, Jean-Paul Normand, accompagné de Vincent Bernard-Lafoucrière, directeur de cabinet du préfet et chef de projet sécurité routière, a effectué cette visite pour mettre des visages sur les chiffres de l'accidentologie. En 2025, 42 personnes ont perdu la vie sur les routes réunionnaises et 1 120 ont été blessées — depuis le début de l'année, 14 décès supplémentaires sont déjà enregistrés. « Ce que l'on ne voit pas, c'est la prise en charge des personnes qui sortent de ce drame et qui doivent apprendre à vivre », a déclaré le sous-préfet. Traumatismes crâniens, lésions médullaires, amputations : les séquelles imposent des parcours de soins qui s'étendent parfois sur plusieurs années.

L'établissement envisage de répondre à un nouvel appel à projets, orienté cette fois vers les structures médico-sociales, avec un axe centré sur les psychotraumatismes liés aux accidents de la route. Cette extension de la prise en charge reste, pour l'heure, au stade du projet.

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8 commentaires

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K
Karambole 23/05/2026 à 12:15

Loin de mon domaine, mais Darryl il a 17 ans et il rêve encore de conduire après tout ça, ça force le respect. Sur les marchés on voit de tout, des familles qui portent des histoires lourdes sans que ça se voie. Bien que ces équipements existent ici, dans le péi, pas besoin d'aller se reconstruire ailleurs.

Z
Zilo 23/05/2026 à 11:49

Un simulateur de conduite pour évaluer les capacités cognitives et motrices après un trauma, c'est exactement le genre d'usage sérieux de la tech qu'on voit trop peu en dehors des labos. Je pensais que ce type d'outil restait cantonné aux CHU sur le continent. Darryl qui s'entraîne dessus pour repasser son permis après un accident pareille, c'est tchombo comme retournement de situation.

M
Marie 23/05/2026 à 11:16

Ce qui me touche c'est que la reconstruction passe aussi par le psy, pas juste la kiné. Dans mon secteur on voit tellement de gens qui sortent de galères physiques mais qui restent cassés à l'intérieur. 860 000 euros investis comme ça, sur du concret, sur des gens, c'est exactement ce qu'il faut.

T
TataYoyo 23/05/2026 à 10:26

Ce jeune Darryl, 17 ans et déjà tout ça derrière lui, ça fend le coeur. J'ai passé des années en service de rééducation et je sais ce que ça coûte, pas seulement en argent, en courage surtout. Ce qui me touche c'est qu'il parle du suivi psychologique, parce que de mon temps on s'occupait du corps et on laissait l'âme se débrouiller. Les choses ont changé, et là i fo reconnaître que c'est pour le mieux.

T
Thierry Lebon 23/05/2026 à 09:46

Une petite précision qui peut avoir son importance : le chiffre de 42 décès cité pour 2025 depuis le début de l'année, puis les 14 décès supplémentaires déjà enregistrés, la formulation de l'article est un peu confuse. On ne sait pas si les 14 sont inclus dans les 42 ou s'ils s'y ajoutent. Ce genre d'imprécision sur des données d'accidentologie peut induire le lecteur en erreur, et le sujet mérite qu'on soit rigoureux.

M
Mamie Câline 23/05/2026 à 09:33

Ici à Cilaos, quand quelqu'un a un accident grave, c'est toute la route et le temps de transport qui compliquent déjà tout. Alors savoir qu'il y a des équipements pareils à Pierrefonds, des outils pour aider les gens à se reconstruire vraiment, ça rassure un peu. Ce qui me touche dans cet article, c'est ce qu'il dit sur le suivi psychologique, parce que souvent on pense au corps et on oublie le reste. Ce jeune garçon a l'air bien entouré, et ça, c'est déjà une grande chance.

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Zoubi 23/05/2026 à 09:23

Le petit Darryl qui s'entraîne sur un simulateur pour repasser son permis après tout ce qu'il a vécu, ça fait quelque chose. J'ai une cliente dont le fils a eu un accident à peu près au même âge, elle m'en parle à chaque fois qu'elle vient. Ces familles portent tellement.

F
Fifi430 23/05/2026 à 09:13

L'article mentionne le FMESPP comme source de financement, ce qui est exact, mais il vaut la peine de préciser que ce fonds a depuis été intégré dans les missions de l'ANFH et de la Caisse des dépôts selon les catégories d'établissements. Le mécanisme de fléchage des recettes radar vers la rééducation reste peu connu du grand public, c'est une bonne chose de le rappeler. Sur le fond, l'investissement de 860 000 euros pour une clinique privée via un fonds public mérite qu'on s'interroge sur les contreparties exigées en termes d'accès aux soins et de tarification.