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Santé mentale au travail : Solidaires Finances Publiques mobilise à La Réunion

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Santé mentale au travail : Solidaires Finances Publiques mobilise à La Réunion

Santé mentale au travail : Solidaires Finances Publiques veut briser le silence - Crédit Zinfos974 - Société


Deux conférences-débats organisées à Saint-Denis et Saint-Pierre par Solidaires Finances Publiques de La Réunion ont placé la souffrance au travail au cœur des échanges. Le syndicat alerte sur la dégradation des conditions de travail dans les administrations et réclame que la santé mentale soit traitée comme une priorité à part entière, non comme un sujet secondaire.

Pour nourrir les discussions, l'organisation avait invité Séverine Ringanadépoullé, docteure en psychologie, psychosociologue et enseignante-chercheuse au CNAM de La Réunion. Les témoignages d'agents ont fait remonter des réalités concrètes : manque de reconnaissance, isolement, injonctions contradictoires, sentiment d'un management déconnecté. Des facteurs qui, selon le syndicat, fragilisent les collectifs et alimentent l'épuisement professionnel.

La dimension réunionnaise du problème est posée explicitement. Solidaires Finances Publiques soulève les obstacles rencontrés par des agents souhaitant revenir travailler sur l'île, les suppressions de postes et les séparations familiales provoquées par certaines affectations. Des situations aux conséquences humaines que le syndicat juge trop souvent passées sous silence.

Le collectif de travail est présenté comme un levier central de prévention. Retrouver des espaces de discussion, des marges d'autonomie, du sens dans les missions quotidiennes : les intervenants ont insisté sur ces conditions pour tenir la souffrance professionnelle à distance. Solidaires Finances Publiques compte prolonger la démarche par de nouvelles actions de sensibilisation et de formation, avec l'objectif d'ancrer durablement ces questions dans le dialogue social.

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7 commentaires

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Z
Zoubi 18/05/2026 à 08:33

Ce truc des affectations loin des familles, une de mes clientes m'a raconté ça l'autre jour chez elle pendant que je lui faisais les cheveux. Son mari muté à Paris depuis deux ans, les enfants ici, elle qui gère tout seule. Lé pa fasil vraiment.

L
Lastron-Leïla 18/05/2026 à 08:13

@Alex, je comprends la question sur les chiffres, mais là c'est pas forcément le syndicat qui doit les produire. Les RH de l'État ont ces données, les bilans sociaux existent. Ce qui me frappe surtout c'est que le sujet de la santé mentale au taf arrive enfin dans le secteur public réunionnais, parce que dans le privé ça fait déjà quelques années qu'on en parle. Les jeunes qui se lancent aujourd'hui, ils cherchent du sens et de l'autonomie, ça rejoint exactement ce que les agents témoignent ici.

T
Thierry Lebon 18/05/2026 à 08:01

Un point qui mérite d'être précisé : Solidaires Finances Publiques représente les agents de la Direction Générale des Finances Publiques, donc principalement les services fiscaux et la gestion publique. L'article parle de façon assez large des administrations en général, ce qui peut prêter à confusion sur le périmètre exact de la démarche.

H
Hugo Saline les bains 18/05/2026 à 07:56

Ce qui me frappe c'est la question des affectations et des séparations familiales, un point qu'on sous-estime vraiment. À Nantes j'avais des collègues du public qui choisissaient leur poste dans un rayon de 50 km sans trop de contraintes. Ici la géographie insulaire change tout, quitter La Réunion pour une affectation ça n'a rien à voir avec un détachement à Lyon quand ta famille est à Pierrefonds ou Lo Tampon. C'est une réalité qui mériterait d'être quantifiée sérieusement.

A
Anaëlle 18/05/2026 à 07:50

Est-ce que les travaux de Mme Ringanadépoullé sont accessibles quelque part ? Ça m'intéresse vraiment pour mon mémoire sur le management dans les organisations réunionnaises. La question du collectif de travail comme outil de prévention, c'est exactement ce qu'on aborde en cours mais j'aimerais lire des études ancrées dans notre contexte local.

N
Nadine Saint-Louis 18/05/2026 à 07:47

Moi je suis commerçante, pas fonctionnaire, mais la souffrance au travail je connais aussi. Quand tu ouvres ta boutique à 8h, que les clients sont rares, que le loyer tombe quand même à la fin du mois, y'a pas de syndicat pour organiser une conférence pour toi. Je dis pas que leurs problèmes sont moins graves, mais des fois on a l'impression que le secteur privé est livré à lui-même sur ces questions.

A
Alex 18/05/2026 à 07:39

Le sujet est réel, personne ne le nie. Mais on parle ici d'un syndicat qui organise ses propres conférences avec ses propres invités pour valider ses propres constats. Quelles données objectives sont sur la table ? Des chiffres d'absentéisme, des enquêtes internes, un comparatif avec d'autres académies ou directions régionales ? Sans ça, difficile de distinguer l'alerte syndicale légitime de la communication syndicale classique.