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Diffamation : un internaute condamné pour ses propos contre Patrick Lebreton

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Diffamation : un internaute condamné pour ses propos contre Patrick Lebreton

“Le maire de Saint-Jo c’est un vrai dictateur” : Patrick Lebreton obtient la condamnation d’un internaute pour diffamation


Un habitant de La Réunion a été condamné mardi pour diffamation publique envers Patrick Lebreton, maire de Saint-Joseph. En mars 2025, Farid M. avait posté un commentaire sous un live Facebook de Thierry Robert : « Le maire de Saint-Jo c'est un vrai dictateur […] li fait un tas zaffaire en dessous Patrick Lebreton ». Le tribunal l'a condamné à 1 000 euros d'amende avec sursis, 500 euros de dommages et intérêts, et 3 000 euros de frais d'avocat.

Patrick Lebreton avait déposé plainte quelques mois après les faits, avec le soutien de la protection fonctionnelle accordée par le conseil municipal. À l'audience, le bâtonnier Thierry Gangate et Me Alain Rapady ont plaidé pour faire reconnaître le délit. Le premier a dénoncé une « institutionnalisation du mensonge » à l'ère des réseaux sociaux, où « les femmes et les hommes politiques sont pris dans des accusations mensongères ». Son confrère a relevé que le prévenu, absent dans un premier temps, trouvait « plus facile de se cacher derrière un pseudonyme et le compte de sa copine ».

Entendu en octobre 2025, Farid M. a reconnu les faits. Il a invoqué un litige ayant opposé son oncle, aujourd'hui décédé, au maire. « Je voulais dénoncer les mauvaises actions à Saint-Joseph », a-t-il expliqué aux enquêteurs, se présentant comme « un lanceur d'alerte ».

Me Jérôme Maillot, avocat de la défense, a situé l'affaire dans un contexte politique. Il a rappelé les résultats électoraux de Patrick Lebreton — « plus de 78 % en 2026 au premier tour » — et son « mandat illimité ». Il a aussi cité un billet de blog de Mediapart signé d'Alexis Chaussalet, futur maire du Tampon, qui dénonçait en octobre 2020 des « insultes et provocations » du maire et de ses adjoints lors d'interpellations sur les jardins de Manapany. Me Maillot a par ailleurs rappelé la plainte déposée par André Thien Ah Koon pour injures publiques à l'encontre de Patrick Lebreton, aujourd'hui renvoyée après cassation.

Pour la défense, Farid M. aurait été poursuivi « dans un contexte politique de pré-campagne », à la veille d'un nouveau conseil communautaire. « La liberté d'expression doit être protégée », a plaidé Me Maillot, dénonçant « le déploiement d'artillerie lourde à l'encontre de personnes qui ont du mal à se défendre ». L'avocat a annoncé son intention de faire appel.

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