À partir du 1er juillet, le montant forfaitaire de la prime d'activité à Mayotte passe à 72 % de celui en vigueur dans le reste du territoire national. Cette revalorisation ne se traduira pas forcément par une hausse visible dès juillet : c'est à partir du trimestre de droit de septembre 2026 que le nouveau calcul s'appliquera concrètement.
La prime d'activité est calculée chaque trimestre. Son montant final résulte de plusieurs éléments : un montant forfaitaire établi selon la composition du foyer et le nombre de personnes à charge, une bonification individuelle liée aux revenus d'activité, les revenus professionnels du foyer, ainsi que l'ensemble des ressources retenues pour déterminer la prestation.
Les bénéficiaires actuels n'ont aucune démarche à effectuer. Ils doivent simplement continuer à remplir leur déclaration trimestrielle de ressources, en indiquant leur montant net social, qui figure sur le bulletin de salaire ou les relevés de prestations.
Les personnes qui ne perçoivent pas encore la prime d'activité peuvent déposer une demande sur le site caf.fr.


4 commentaires
À Mayotte comme ici, les gens qui travaillent la mer ou la terre n'ont pas besoin qu'on leur explique ce que vaut un effort. Ce qui manque c'est pas la volonté, c'est l'équité.
Moi j'ai des clients qui viennent manger au food truck et qui me parlent de leurs galères à Mayotte, des cousins qui bossent là-bas. 72 %, lé pa fasil d'expliquer à quelqu'un pourquoi il touche moins juste parce qu'il est né dans un département et pas un autre.
Ce qui mérite d'être compris ici, c'est le décalage entre la date officielle du 1er juillet et l'effet réel qui ne se verra qu'au trimestre de septembre 2026. Ce n'est pas une anomalie, c'est la mécanique normale du calcul trimestriel de la prime d'activité, mais beaucoup de bénéficiaires vont croire à une erreur quand ils ne verront rien bouger sur leur prochaine déclaration. Un effort de communication de la CAF serait vraiment nécessaire pour éviter les incompréhensions.
Je guide des groupes à Mayotte depuis deux saisons et j'y vois des familles qui travaillent dur pour des salaires très bas. 72 % du montant métropolitain, c'est un pas dans le bon sens, mais ça dit aussi qu'on reconnaît encore une différence de valeur entre les territoires. La question que je pose à ceux qui décident, c'est : pour quel horizon visez-vous les 100 % ?