L'ex-président du Syndicat intercommunal des eaux et de l'assainissement de Mayotte a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, dans l'affaire de gestion frauduleuse du service de l'eau.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'ancien président du SIEAM (Syndicat intercommunal des eaux et de l'assainissement de Mayotte), Mouhamadi Vitta dit « Bavi », à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, ainsi qu'à 10 000 euros d'amende et plusieurs peines complémentaires, dont une inéligibilité et une interdiction d'exercer dans la fonction publique.
Il a été reconnu coupable de favoritisme, de détournement de fonds publics et de corruption. L'enquête a révélé un système de marchés publics truqués : fractionnement des contrats pour échapper aux règles de la commande publique, attributions irrégulières à certaines entreprises.
Un système de gestion sous tension
À l'audience, les magistrats ont insisté sur la gravité des faits, commis au sein d'une structure gérant l'accès à l'eau pour toute une population. Les irrégularités ont encore fragilisé un territoire qui peine déjà à assurer un approvisionnement continu et fait face à des coupures à répétition.
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Plusieurs autres responsables locaux et acteurs économiques ont également été mis en cause ou sanctionnés dans ce dossier, qui couvre des années de pratiques irrégulières au sein du syndicat.


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