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Urcoopa : la justice suspend la prise de contrôle contestée

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Urcoopa : la justice suspend la prise de contrôle contestée

"Une première sanction contre ceux qui se croient au-dessus des lois" : Urcoopa réagit à la décision


Le tribunal judiciaire de Saint-Denis a suspendu les effets du conseil d'administration du 20 mars à l'Urcoopa, bloquant la prise de contrôle menée par Terracoop et Sicalait. Cette décision relance aussitôt les tensions dans la filière agricole réunionnaise.

« Une première sanction contre ceux qui se croient au-dessus des lois », se félicite Henri Lebon, président de l'Urcoopa. Il dénonce un « putsch » mené « à un moment où on était tous ailleurs », avec un conseil d'administration « hors normes, sans parties adverses et sans CSE ». La fracture paraît profonde. « On nous a trahis et salis dans la presse et les réseaux sociaux. Une ligne rouge a été franchie », confie-t-il, s'interrogeant sur la possibilité de renouer le dialogue après « un tel coup de couteau dans le dos ».

Christian Dijoux, directeur général de l'Urcoopa, y voit « un coup d'arrêt à cette folie ». Il dénonce « une tentative d'accaparement de l'outil de la coopérative pour le remettre à une poignée d'acteurs privés ». Sur le terrain, le secrétaire du CSE William Gangama décrit une situation vécue comme brutale : « Tout d'un coup, on apprend que M. Dijoux doit partir, et que M. Lebon n'est plus président. Les gendarmes arrivent... On a vraiment cru à un coup d'État comme on en voyait au XIXe siècle. »

Terracoop et Sicalait contestent cette décision « temporaire ». Dans un communiqué commun, elles annoncent faire appel et saisir le juge du fond, considérant que « les enjeux demeurent entiers, notamment en matière de gouvernance, de transparence et de respect des statuts ». Leur « plan de sauvetage de Soficoop est maintenu ».

Les deux structures relancent leur proposition d'« États généraux de la filière » pour aboutir à « une solution globale, fédérative et pacificatrice ». Elles demandent aux pouvoirs publics de désigner un médiateur neutre. Henri Lebon n'exclut pas la médiation proposée par la LCA : « J'irai, et je pense qu'on peut y arriver pour ne plus subir l'avenir. »

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