Stéphane Persée franchit le pas. L'adjoint aux sports de Saint-Denis annonce sa candidature aux municipales de 2026 avec l'ambition de bousculer l'hégémonie d'Ericka Bareigts. À la tête de la liste « Pour Tout Saint-Denis », ce chef d'entreprise de 45 ans mise sur une « alternative transpartisane » axée sur la transparence et la relance économique du centre-ville.
Né et élevé dans le chef-lieu, cet homme du quartier du Moufia 2 revendique un parcours forgé par l'engagement associatif. Ancien responsable à la Fédération Léo Lagrange, joueur puis dirigeant de l'AJS Dionysienne, il puise dans cette expérience sportive sa vision politique de proximité. Une approche qu'il oppose désormais frontalement à celle de la maire sortante.
« On a fait une bonne mandature, mais le problème reste entier : il y a un clientélisme qui est toujours d'actualité », tranche-t-il. Cette rupture assumée avec son ancienne alliée traduit, selon lui, les attentes du terrain. « Un contribuable n'a pas de couloir politique. Un maire doit être celui de tous les Dionysiens », martèle celui qui se présente désormais « sans étiquette ».
Au cœur de son programme : un comité citoyen chargé de contrôler la transparence des décisions municipales, notamment pour les recrutements et l'attribution des marchés publics. Stéphane Persée prévoit également des référendums locaux pour les décisions importantes et des comités d'action citoyenne. Cette architecture veut « restaurer la confiance » entre l'administration et les habitants.
La mobilité constitue l'autre pilier de sa stratégie. Le candidat propose la création rapide d'un parking relais de 1 000 places connecté au réseau de transport, en partenariat avec la CINOR. Plus ambitieux encore : transformer le site de l'Espace/Pôle Océan en pôle multimodal intégrant gare routière, commerces et restauration. « Nous ne voulons pas que cette forêt urbaine devienne un Bois de Boulogne bis », justifie-t-il, préférant « un moteur économique pour le centre-ville ». « Dix-huit ans de trous au Pôle Océan, c'est trop », ajoute-t-il.
Autre chantier : la modernisation du bâti scolaire. Face à des équipements majoritairement construits dans les années 1970, il propose un « véritable plan Marshall » avec audit technique global et calendrier pluriannuel de rénovation. Le volet social n'est pas oublié : transparence dans l'attribution des logements municipaux, facilitation de l'accès aux aides sociales et CDIsation progressive des contractuels de longue durée. Le scrutin du 15 mars dira si cette stratégie de challenger convainc les Dionysiens.


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