Le procès pour harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul, qui devait s'ouvrir demain, n'aura finalement pas lieu avant juillet. Le bâtonnier Laurent Payen, qui défend Sébastien Guyon, 2ème adjoint au maire, a obtenu ce report. Un coup de pouce pour la majorité sortante à quelques semaines des municipales.
Cette affaire, qui a déjà provoqué le départ de plusieurs responsables des ressources humaines, devait passer devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis ce vendredi 30 janvier. Mais l'ancienne directrice générale des services Valérie Picard, le 2ème adjoint Sébastien Guyon et le directeur de cabinet échappent au procès. Ils bénéficient d'un délai de grâce à moins de deux mois du premier tour.
Le président du tribunal Vincent Dufour a accepté la demande de Laurent Payen, actuellement en métropole pour la Conférence des bâtonniers. Cette réunion, programmée ce week-end, coïncide avec l'installation du nouveau président Jérôme Bayle.
L'histoire se répète. En juin 2025, le procès avait déjà été repoussé parce que les citations à comparaître n'avaient pas été remises en temps voulu. La nouvelle date du 30 janvier 2026 avait alors fait grincer des dents, vu la proximité du scrutin municipal.
Valérie Picard, Sébastien Guyon et le directeur de cabinet ont maintenant six mois de plus pour organiser leur défense. L'ex-DGS doit répondre de harcèlement moral pour avoir dégradé les conditions de travail de deux anciens cadres, entre le 1er février 2021 et le 17 juillet 2022. Sébastien Guyon, alors 3ème adjoint, est poursuivi pour complicité.


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