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Contrats aidés : la FSU veut un plan réunionnais

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Contrats aidés : la FSU veut un plan réunionnais

Contrats aidés : la FSU propose un "plan réunionnais" pour transformer les emplois précaires en postes pérennes


La FSU Territoriale interpelle le préfet de La Réunion et lui demande d'élaborer un plan de transformation des contrats aidés en emplois pérennes. Dans un courrier adressé au représentant de l'État, le syndicat défend une approche adaptée aux « réalités locales », dans un territoire où le taux de chômage avoisine 18 % et où plus de 92 000 personnes bénéficient du RSA.

La revendication centrale : la création d'un « véritable plan réunionnais de transformation des contrats précaires en emplois pérennes ». Il s'agit de sécuriser les parcours professionnels et de renforcer durablement les services publics locaux. Pour y parvenir, le syndicat propose la mise en place d'un fonds exceptionnel abondé par l'État et les collectivités, destiné à financer progressivement la titularisation de postes aujourd'hui occupés en contrats aidés sur des missions permanentes.

Le syndicat évoque plusieurs leviers : l'ouverture de concours territoriaux adaptés aux spécificités ultramarines et le développement de formations certifiantes via l'Éducation nationale. Ces dispositifs permettraient aux agents d'obtenir des qualifications reconnues et d'accéder à des emplois stables.

La FSU identifie aussi des secteurs jugés prioritaires. Les brigades environnementales et sanitaires — notamment dans la lutte antivectorielle, la gestion des déchets ou la prévention climatique — arrivent en tête. Le renforcement des effectifs dans les écoles, la restauration scolaire, l'accompagnement des personnes âgées et le secteur médico-social sont également cités. Le syndicat insiste par ailleurs sur la situation des communes rurales et petites collectivités, particulièrement contraintes sur le plan budgétaire.

Ces propositions interviennent dans un contexte de recul des contrats Parcours Emploi Compétences et de diminution de leur prise en charge par l'État. « La disparition massive de ces contrats provoquerait une dégradation directe du service rendu à la population réunionnaise », alerte la FSU. Le syndicat plaide pour une modulation du taux de prise en charge, jusqu'à 80 % dans les territoires les plus touchés par le chômage, voire 90 % dans les zones prioritaires.

La FSU demande au préfet d'intervenir auprès du gouvernement pour obtenir des mesures dérogatoires spécifiques à La Réunion, et appelle à la création d'une conférence territoriale permanente de l'emploi public local, associant l'ensemble des acteurs concernés. « La Réunion ne peut être le territoire de l'emploi précaire permanent et des politiques de réduction budgétaire aveugles », conclut Christian Picard, secrétaire départemental du syndicat.

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