La préfecture de La Réunion répond aux critiques sur la réduction des contrats aidés en mettant en avant la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée aux communes. Selon les services de l'État, les collectivités réunionnaises perçoivent en moyenne 259,86 euros par habitant en 2026, contre 174,76 euros à l'échelle nationale.
Ce communiqué arrive dans un climat tendu. Élus, maires et syndicats dénoncent la baisse du nombre de contrats aidés et appellent à manifester le 20 mai. Ils alertent sur les répercussions concrètes dans les écoles, le périscolaire et l'entretien des espaces publics.
L'enveloppe nationale de la DGF est maintenue à 27,4 milliards d'euros. La dotation d'aménagement des communes d'outre-mer (DACOM) progresse, elle, de 5,1 % cette année. Le montant perçu par chaque commune dépend de critères liés à la population, à la richesse et aux charges.
Sur les 24 communes de l'île, une seule voit sa dotation reculer : Cilaos perd 1,1 %, soit 13 729 euros. Les hausses les plus fortes concernent Sainte-Marie (+ 9,5 %, soit 725 423 euros), Saint-Benoît (+ 8,8 %), Saint-André (+ 7,5 %) et Sainte-Suzanne (+ 7,4 %).
« L'État prend pleinement en considération les défis auxquels sont confrontées les collectivités de La Réunion », affirme la préfecture. Elle présente la DGF comme un « effort de péréquation » renforcé en faveur des territoires ultramarins.
Les élus ne partagent pas cette lecture. Ils pointent un décalage entre ces financements et les besoins opérationnels, en particulier en ressources humaines. Une dotation par habitant supérieure à la moyenne nationale ne compense pas, selon eux, la perte de postes liée aux contrats aidés.


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