Les opérateurs pétroliers sont convoqués ce mercredi à la DEETS pour des entretiens techniques destinés à limiter la hausse du prix du gazole annoncée au 1er mai. Ces discussions font suite à une réunion tendue organisée mardi en préfecture, qui n'a abouti à aucune mesure concrète.
Face aux élus, aux transporteurs et aux représentants économiques, les compagnies n'ont consenti à aucun geste malgré les appels répétés. Le préfet a tout de même obtenu, après un coup de colère, la tenue de ce nouveau cycle de négociations. Les projections présentées mardi anticipent une nette hausse du gazole en mai, quand le sans-plomb n'évoluerait que modérément. Dans un territoire où le gazole reste central pour les professionnels du transport, les entreprises et de nombreux ménages, la situation est explosive.
Plusieurs leviers doivent être examinés compagnie par compagnie lors de ces rencontres séparées : une baisse temporaire des marges des opérateurs et un lissage du prix des stocks disponibles pour éviter une répercussion trop brutale sur les tarifs. Le représentant de la DEETS avait évoqué mardi l'hypothèse d'un effort temporaire sur les marges — une piste accueillie froidement par les pétroliers.
TotalEnergies avait notamment indiqué ne pas disposer de mandat pour négocier sur place. D'autres opérateurs avaient repris cette position avant qu'un accord de principe ne soit trouvé pour poursuivre les discussions.
Les pétroliers devraient également remettre sur la table la question du CEE, mécanisme intégré au prix final des carburants. La SRPP estime qu'un gel temporaire de ce dispositif pourrait réduire la facture d'environ 11 centimes par litre. Cette décision relève toutefois du niveau national.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !