Le gouvernement étudie un plafonnement des marges des distributeurs de carburants en métropole, indique une source au ministère de l'Économie à France Info ce mardi 14 avril. Cette mesure face à la flambée des prix rappelle les dispositifs appliqués depuis des années dans les territoires ultramarins.
À La Réunion, en Martinique, en Guadeloupe ou en Guyane, les prix des carburants sont encadrés par arrêtés préfectoraux. Ces formules prennent en compte les cours internationaux, le fret, la fiscalité locale, les coûts logistiques et les marges plafonnées pour grossistes et détaillants.
Ce que Paris présente comme une réponse d'urgence à la crise fonctionne outre-mer depuis des années.
À La Réunion, la préfecture révise chaque mois les prix selon des critères établis : cotations internationales des carburants raffinés, taux de change euro-dollar, coût assurance-fret, fiscalité, frais de passage et marges réglementées. Le système doit empêcher les surprofits liés à la spéculation locale, même si les récentes protestations du monde professionnel ont relancé l'attention sur les profits de la SRPP.
L'inversion des rôles détonne. D'habitude, les réformes économiques descendent de Paris vers les territoires ultramarins. Cette fois, la métropole regarde ce qui marche outre-mer pour tenter de calmer la colère à la pompe.
Une différence de taille demeure : le marché métropolitain, avec près de 10 000 stations-service, reste beaucoup plus vaste, concurrentiel et éclaté. Y appliquer un encadrement uniforme des marges serait politiquement et techniquement plus délicat.


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