Les Chambres de Commerce et d'Industrie et des Métiers de La Réunion tirent la sonnette d'alarme. La flambée mondiale du pétrole frappe de plein fouet l'économie insulaire, particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance aux importations.
« Notre territoire n'est pas épargné », constatent les deux institutions consulaires dans un communiqué commun. L'insularité et la dépendance au tout import rendent l'économie réunionnaise particulièrement exposée aux variations des cours pétroliers mondiaux.
La mécanique est implacable. Hausse du fret maritime, renchérissement du transport aérien : toute la chaîne d'approvisionnement se grippe. « Ces tensions se répercutent inévitablement sur l'ensemble des chaînes d'approvisionnement », expliquent Pierrick Robert et Bernard Picardo, présidents respectifs des deux chambres. Les très petites entreprises, qui forment le cœur du tissu économique local, encaissent mal ces chocs répétés.
« La Réunion ne peut être laissée seule face à des mécanismes économiques qu'elle ne maîtrise pas. » Les responsables économiques réclament « la mise en œuvre rapide de mesures concrètes, fortes et adaptées aux réalités insulaires ». L'enjeu dépasse la conjoncture : « Il en va de la survie de nombreux acteurs économiques, mais aussi de l'équilibre social du territoire. »
Les chambres consulaires promettent de porter « avec détermination » la voix des entreprises auprès de l'État. Elles appellent également les collectivités et les importateurs à prendre leurs responsabilités dans cette période critique. Car si la solidarité locale existe, « elle ne saurait se substituer à des décisions structurantes ».


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