1,96 euro le sans-plomb, 1,77 euro le gazole dès le 1er avril. Cette hausse des prix à la pompe n'est que le début d'un « choc pétrolier » plus large, alerte la fédération réunionnaise du Parti socialiste dans un communiqué diffusé mardi.
Ericka Bareigts et ses équipes dénoncent les tensions au Moyen-Orient, qui font flamber les cours mondiaux des hydrocarbures. Un phénomène aux conséquences redoutables pour l'île, très dépendante des importations.
« Derrière l'augmentation des prix à la pompe, c'est toute une chaîne de coûts qui s'enclenche », prévient le PS. Plastiques, engrais, produits alimentaires : la hausse en cascade risque de peser durablement sur les ménages réunionnais. Une mécanique bien connue sur un territoire où tout arrive par bateau.
Les socialistes réclament une « mobilisation collective et responsable » des acteurs locaux. Si les aides annoncées par l'État pour les entreprises sont saluées, le parti veut les étendre aux familles et aux salariés. Le pouvoir d'achat reste « une priorité ».
Les socialistes visent également les acteurs du secteur pétrolier et leurs « bénéfices confortables ». Ils prônent un recours accru au télétravail pour réduire les déplacements. Plus structurellement, le PS remet sur la table la question des mobilités alternatives : bus, covoiturage, vélo, encore insuffisamment développés selon lui.
« Nous ne pouvons pas continuellement réagir sans être dans l'anticipation », prévient la fédération socialiste, qui réclame un changement de cap durable face aux crises économiques, sociales et écologiques à venir.


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