« Il n'y a pas de rupture. On absorbe », assure Gérard Lebon, président du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (SRESS). Depuis l'annonce de la hausse des prix prévue au 1er avril, les files d'attente s'allongent devant les stations réunionnaises, parfois pendant plusieurs heures.
Au Moufia, un gérant observe un afflux brutal : « En l'espace de deux heures, on a eu un pic de fréquentation avec plus de 30 % de débit en plus sur certaines pompes. » Cette ruée vient d'une mauvaise compréhension des consignes. « Les gens ont cru qu'il y avait une limitation par véhicule, ou qu'il fallait se précipiter », raconte le professionnel.
Pourtant, aucune restriction n'a été mise en place pour les véhicules. Seule limitation en vigueur : 20 litres maximum par bidon, pour des raisons de sécurité. « On peut faire le plein normalement », rappelle le président du SRESS.
Cette affluence crée des tensions ponctuelles. Certaines stations connaissent des ruptures temporaires sur une pompe ou un type de carburant. « On a des collègues qui ont déjà connu des ruptures ponctuelles sur certaines cuves », confirme le gérant du Moufia. Mais les livraisons continuent et les stocks restent suffisants.
« Il reste six jours. Il n'y a aucune urgence à se précipiter aujourd'hui », rappelle Gérard Lebon. La SRPP a adapté son organisation pour accélérer les rotations, et plusieurs livraisons sont programmées avant l'entrée en vigueur de la hausse des prix.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !