« Si les prix sont montés vite car ils ont été très vite répercutés, ils doivent donc redescendre aussi vite. » Le message de Sébastien Lecornu est sans ambiguïté. Face à la flambée des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient, le Premier ministre demande au gouvernement de formuler rapidement des mesures pour protéger les consommateurs.
Mercredi 11 mars, le Conseil des ministres réuni à l'Élysée a consacré un long moment à la hausse récente des prix à la pompe. D'après l'entourage du chef du gouvernement, ce dernier a réclamé des propositions dans les meilleurs délais. Plusieurs options sont à l'étude : plafonner les marges ou créer des dispositifs qui atténueraient les variations de prix trop brutales.
Le ministre du Commerce, Serge Papin, continue ses contrôles sur le terrain. Parmi les 513 stations-service inspectées, environ 5 % ont écopé de sanctions. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a rappelé que les baisses qui se dessinent sur les marchés pétroliers doivent se répercuter sans délai dans les stations-service.
L'opposition réclame des mesures plus radicales. La France insoumise plaide pour un gel des prix des carburants. Le Parti socialiste propose un chèque énergie pour les ménages les plus fragiles. Les écologistes défendent des aides ciblées pour les foyers modestes et les habitants des zones rurales.
Le gouvernement reste réservé sur une baisse de la TVA sur les carburants, une idée portée par le Rassemblement national. Sébastien Lecornu évoque l'exemple polonais : en 2022, Varsovie avait tenté cette voie sans réussir à contenir durablement les prix. À quelques jours du premier tour des élections municipales, le dossier demeure particulièrement sensible.


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