Les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé à l'unanimité de libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques. Cette décision, annoncée mercredi 11 mars après une visioconférence du G7 organisée par Emmanuel Macron, répond à la flambée des cours déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.
L'AIE n'a jamais débloqué un volume aussi important. D'après l'Élysée, ces 400 millions de barils représentent environ vingt jours d'exportations qui passent normalement par le détroit d'Ormuz, ce passage maritime par lequel transite une grande partie du pétrole mondial.
Le but : calmer les marchés et empêcher une hausse prolongée des prix de l'énergie qui pourrait fragiliser l'économie mondiale. La mesure tombe alors que le brut connaît de fortes fluctuations et que la menace d'un choc énergétique mondial refait surface.
Sur le terrain, l'escalade militaire se poursuit. Israël a fait savoir qu'il comptait continuer ses opérations contre l'Iran « sans limite de temps », tandis que les bombardements continuent au Liban. Une frappe israélienne dans la plaine de la Bekaa a tué sept personnes et en a blessé dix-huit, selon le ministère libanais de la Santé.
L'armée iranienne a prévenu que les navires américains, israéliens ou de leurs alliés pourraient devenir des « cibles légitimes » dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la Révolution disent avoir visé des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. En France, Sébastien Lecornu a convoqué les représentants des partis politiques à Matignon pour les briefer sur les répercussions possibles sur le territoire national.


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