La commission carburant de l'Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) a demandé une audience d'urgence à la préfecture. En cause : une hausse des prix à la pompe qui pourrait frapper dès avril, à cause de la flambée du pétrole et des difficultés dans le transport maritime.
« On sait que la hausse va arriver », prévient Jocelyn Cavillot, vice-président de l'OPMR. Les signaux apparaissent déjà sur la première quinzaine du mois, ce qui permet de mesurer l'évolution et l'impact sur les prix des carburants. Plutôt que d'attendre la publication officielle des tarifs, mieux vaut engager tout de suite des discussions avec l'État et les professionnels.
À La Réunion, les carburants ne suivent pas le Brent mais la cotation Platts de Singapour, référence pour les produits raffinés dans l'océan Indien. Cette cotation bouge différemment des références européennes et se montre parfois plus chère. Le 15 du mois marque une date importante : la DEETS dispose alors d'une première estimation pour calculer les prix, même si le coût du transport reste à définir.
Le secteur maritime aggrave la situation. La montée des prix du fret et des assurances maritimes, due aux troubles géopolitiques sur certaines routes internationales, pourrait amplifier l'effet de la hausse pétrolière.
La commission carburant veut rapidement rassembler tous les acteurs pour étudier les solutions possibles. Si la tendance se confirme, cette hausse pourrait être l'une des plus fortes observées à La Réunion depuis 2022.


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