150 bouteilles de gaz écoulées en une journée contre 50 habituellement. Les stations-service réunionnaises connaissent une affluence inhabituelle depuis quelques jours, en lien direct avec les craintes nées du conflit au Moyen-Orient.
« Une station vend normalement une cinquantaine de bouteilles de gaz par jour. Là, en moins d'une journée, certaines en ont écoulé environ 150 », explique Gérard Lebon, président du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (SRESS). Cette hausse brutale s'explique par les craintes des ménages face à une possible flambée des prix de l'énergie.
Cette ruée perturbe la chaîne logistique. Les fournisseurs ont du mal à assurer les rotations pour réapprovisionner rapidement les stations, ce qui provoque parfois des ruptures temporaires dans certains points de vente.
Le président du syndicat veut rassurer : « Il n'y a pas de raison qu'il y ait de pénurie ». Il s'agit surtout d'un pic de demande, sans rupture généralisée pour le moment.
L'inquiétude des consommateurs trouve aussi sa source dans les incertitudes autour de la subvention régionale. La Région a récemment évoqué les difficultés à maintenir la bouteille de gaz à 18 euros si les cours internationaux flambent à cause des tensions géopolitiques.


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