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L'Hermitage : 420 000 euros en litige entre anciens gérants et Tamarun

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L'Hermitage : 420 000 euros en litige entre anciens gérants et Tamarun

L’Hermitage : les anciens gérants d’une rondavelle réclamaient 420 000 euros à la SPL Tamarun


Les anciens gérants de la rondavelle d'Aquaparc à l'Hermitage ont porté plainte contre la SPL Tamarun, réclamant 420 000 euros après avoir été sommés de quitter les lieux en 2021 en raison d'arriérés de loyers. En parallèle, ils demandent également 150 000 euros à la Région pour un refus de subvention.

Cette affaire d'autorisation d'occupation temporaire (AOT) a mal tourné depuis sa signature en 2018 entre la SPL Tamarun et la SARL Zourite, alors en cours de constitution. La convention de trois ans fixait un loyer mensuel de 3 000 euros, assorti d'une part variable sur le chiffre d'affaires, pour l'exploitation de la rondavelle située sur la plage de Filaos Aquaparc.

La situation s'est dégradée rapidement. En février 2021, Tamarun a résilié la convention, invoquant l'absence d'immatriculation de la SARL au registre du commerce et des sociétés, ainsi que des arriérés de loyer d'environ 50 000 euros.

Après cette résiliation, un jugement du tribunal administratif a accordé à Tamarun le droit d'expulser les gérants. Ces derniers ont tenté de contester cette décision via un référé, puis ont porté l'affaire devant le Conseil d'État, réclamant 841 000 euros pour préjudice financier.

En juillet 2022, le Conseil d'État a rejeté leur demande, jugeant le pourvoi hors délais. Une nouvelle procédure a alors été engagée devant le tribunal administratif de La Réunion. Le 30 janvier dernier, les magistrats ont statué sur le cas, notant que les gérants avaient attribué leurs arriérés de loyer à divers facteurs, tels que la crise des Gilets jaunes et la pandémie de Covid-19.

Les gérants ont aussi fait valoir que les conditions imposées par Tamarun pour apurer la dette étaient irréalistes. Après réévaluation, ils ont réduit leur demande de préjudice à 420 000 euros.

Pour la demande de 150 000 euros à la Région, le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas présenté de demande de réparation à la SPL Tamarun avant de porter l'affaire devant les tribunaux, rendant leur requête irrecevable.

Le tribunal a aussi considéré que la SARL Zourite, placée en liquidation judiciaire en octobre 2022, n'avait plus d'intérêt à agir et n'était pas éligible aux aides sollicitées.

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