À l'approche des fêtes, beaucoup d'entre nous glissent des billets dans une enveloppe ou offrent un chèque en guise de cadeau. Faut-il déclarer ces dons au fisc ? Dans la plupart des cas, non. L'argent donné pour Noël ou à l'occasion d'événements familiaux relève des « présents d'usage », qui échappent à toute obligation déclarative.
Ces cadeaux restent acceptables à condition de ne pas excéder les moyens de celui qui donne. Le fisc ne fixe aucun montant précis, mais considère qu'un présent devient « inhabituel » au-delà d'environ 2 % du patrimoine ou 2,5 % des revenus annuels nets du donateur. Passé ce cap, le montant risque d'être requalifié en don manuel, avec obligation de déclaration à la clé.
Pour fixer les idées : avec un revenu annuel net d'environ 32 800 euros — la moyenne du secteur privé en 2024 selon l'Insee —, un cadeau de 800 euros reste dans la norme. En cas d'hésitation, mieux vaut interroger un fiscaliste ou son centre des impôts.
Autre point à retenir : dès le 1er janvier 2026, la déclaration des dons devra obligatoirement passer par le site impots.gouv.fr, via l'espace personnel du contribuable. Enfin, attention aux virements de dernière minute : les systèmes de paiement européens pilotés par la Banque centrale européenne s'arrêtent généralement jusqu'au lundi qui suit Noël. Seules les solutions instantanées comme Wero, le portefeuille numérique européen, permettent encore de transférer de petites sommes entre particuliers.
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