Entre octobre 2024 et octobre 2025, les tarifs bancaires ont augmenté de 2,1 % à La Réunion, selon l'Iedom. Le Crédit Agricole reste la banque la moins chère de l'île, tandis que la Bred est la plus onéreuse. Le panier standard bancaire à La Réunion coûte désormais 7,4 % de plus qu'en métropole.
Les données de l'Iedom confirment la hausse du coût des services bancaires. Le panier standard, qui comprend 14 services, atteint 192,38 euros à La Réunion, contre 188,33 euros l'année précédente. Cette augmentation annuelle de 2,15 % reste toutefois inférieure à la progression de 5,5 % observée entre avril 2024 et avril 2025. En métropole, le même panier s'élève à 179,12 euros, creusant l'écart à 7,4 %.
Quatre banques ont maintenu leurs tarifs depuis le printemps : la Bred, la BFC, la Banque postale et BNP Paribas Réunion. Le Crédit Agricole et la Cepac ont en revanche augmenté leurs grilles tarifaires. Au Crédit Agricole, les cartes bancaires ont progressé de 1,60 euro pour les cartes à débit immédiat et différé, et de 0,90 euro pour la carte à autorisation systématique. Le coût total grimpe à 171,70 euros en octobre 2025, contre 167,60 euros un an plus tôt (+2,5 %). La Cepac affiche des hausses plus modérées : +0,70 euro pour les cartes à débit immédiat et différé, et +0,05 euro pour les virements en agence, portant son panier à 209 euros (+0,7 %).
Le classement ne bouge pas. Le Crédit Agricole conserve la première place avec 171,70 euros, devant la BFC (185,50 euros) et la Banque postale (186,43 euros). Suivent la Cepac (209 euros), BNP Paribas Réunion (213,10 euros) et la Bred, qui ferme la marche à 218,23 euros. L'écart entre la banque la moins chère et la plus coûteuse approche les 50 euros par an pour un même profil de services.
Ces écarts relancent les questions sur les coûts bancaires dans les territoires ultramarins. En attendant une possible harmonisation avec l'Hexagone, les ménages réunionnais supportent des frais bancaires supérieurs à ceux de la métropole. Cette situation, même si elle s'améliore légèrement en 2025, reste une réalité du quotidien économique local.


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