Dans un climat social tendu, l'intersyndicale CGTR–FSU–Solidaires a mobilisé ses membres devant la préfecture de Saint-Denis. Cette action dénonce les conséquences du projet de budget 2026, que les syndicats jugent inadapté aux besoins sociaux de La Réunion.
Le mardi 2 décembre, plusieurs dizaines d'agents et de salariés se sont rassemblés dès 9 heures, dans le cadre d'un appel national à la grève. Ils réaffirment leurs revendications, particulièrement sur l'impact des choix budgétaires qui touchent les ménages modestes.
Cette mobilisation fait suite aux actions de septembre, que les syndicats considèrent comme un succès. Ils veulent maintenir la pression sur un gouvernement qu'ils accusent de faire porter ses décisions sur les plus démunis. La FSU Territoriale revendique un modèle social basé sur la solidarité et la justice sociale, et présente plusieurs demandes pour améliorer les conditions de vie et de travail des agents publics.
Les syndicats exigent une revalorisation immédiate de 10 % du point d'indice, la suppression du jour de carence, le retour à 100 % de rémunération en cas d'arrêt maladie, ainsi que la titularisation des contractuels. Ils demandent également le retour à l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans et l'abrogation de la loi de « Transformation de la fonction publique », qu'ils estiment défavorable aux collectivités. Pour répondre aux besoins croissants du service public, un plan massif de recrutements statutaires est également réclamé.
Le secrétaire général de la CGTR, Jacky Balmine, critique vigoureusement les choix budgétaires du gouvernement. Il insiste sur la nécessité de poursuivre les mobilisations, notamment contre la réforme des retraites. Balmine dénonce les économies réalisées sur les prestations sociales, les salaires et les allocations, et affirme que la population réunionnaise est déjà en difficulté face à la vie chère et à la précarité.
La FSU partage ce constat et qualifie le budget de « austère », qui touche particulièrement les travailleurs, les familles modestes et les retraités. Sa secrétaire départementale, Jocelyne Latchimy, dénonce des réformes qui détériorent les droits sociaux et les conditions de vie. Elle pointe les inégalités dans les efforts demandés, où les plus riches sont épargnés, et critique l'augmentation des franchises médicales, contraire à un système solidaire.
En se regroupant devant la préfecture, l'intersyndicale veut rappeler que les décisions budgétaires nationales ont des répercussions directes sur les territoires ultramarins, déjà confrontés à la précarité et au manque d'investissements publics. Les syndicats affirment qu'ils poursuivront leurs actions tant que la politique gouvernementale ne sera pas alignée avec les besoins de la population locale.


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