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Budget 2026 : tensions sur la fiscalité au sein du gouvernement

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Budget 2026 : tensions sur la fiscalité au sein du gouvernement

La commission des finances de l'Assemblée nationale a commencé l'examen du projet de loi de finances pour 2026. Plusieurs amendements ont été adoptés contre l'avis du gouvernement, préfigurant des débats tendus avant le vote final du 4 novembre.

Les discussions budgétaires ont démarré lundi avec l'examen des recettes du budget 2026. D'emblée, les députés ont validé des amendements que l'exécutif rejetait, révélant la fragilité du soutien politique au texte. La séance publique s'ouvrira vendredi, tandis que Matignon suit attentivement les débats pour limiter les modifications du projet initial.

La « taxe Zucman » sur les très hauts patrimoines fait polémique. Prônée par la gauche au nom de la justice fiscale, elle a été repoussée par la majorité et le Rassemblement national, qui redoutent ses effets sur l'investissement et l'emploi. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit défendre sa ligne face à une opposition mobilisée.

Sur les hauts revenus, les députés ont voté la prolongation de la contribution différentielle, créée en 2025, qui garantit un taux d'imposition minimal de 20 % aux foyers gagnant plus de 250.000 euros par an. Cette mesure, portée par la droite, s'appliquera jusqu'à ce que le déficit public passe sous les 3 % du PIB.

L'amendement de Charles de Courson (Liot) retient l'attention : il propose d'indexer sur l'inflation seulement la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu. Une mesure qui épargnerait l'entrée dans l'impôt à 200.000 nouveaux contribuables tout en maîtrisant le coût budgétaire.

La droite a aussi modifié l'article sur la fiscalité des holdings patrimoniales en supprimant la taxe prévue. Elle préfère désormais taxer ces structures au moment des successions, même si cette proposition pourrait encore bouger. Parmi les autres amendements adoptés : le rétablissement de l'« exit tax » pour freiner les départs fiscaux d'entrepreneurs et la défiscalisation des pensions alimentaires versées aux enfants mineurs.

Ces débats interviennent sur fond de crise budgétaire, avec un déficit public attendu à 5,4 % du PIB en 2025. Le gouvernement compte le ramener sous 5 % l'an prochain grâce à 30 milliards d'euros de hausses de recettes et de coupes dans les dépenses. Mais face à une majorité incertaine et une opposition résolue, l'exécutif devra peut-être revoir ses objectifs pour décrocher un compromis d'ici au vote final.

Mots clés : Fiscalité

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