Le parti Pour La Réunion (PLR) s'oppose fermement au budget 2026 présenté par le gouvernement Lecornu. Dans un communiqué publié ce lundi, le PLR dénonce une politique d'austérité qui menace le pouvoir d'achat des ménages.
Le mouvement accuse les mesures envisagées d'aggraver les inégalités et de fragiliser les populations vulnérables. Le PLR tire la sonnette d'alarme : ce budget « entérine la politique d'austérité imposée par l'État » et « assure une précarité croissante de la population ».
Première mesure contestée : l'« année blanche » confirmée, qui gèlerait toutes les prestations sociales l'an prochain. Avec l'inflation qui persiste, cette stagnation pourrait entamer le pouvoir d'achat des ménages. Une pension de 1 000 euros perdrait ainsi 156 euros de valeur en un an. Le PLR dénonce aussi un recul silencieux des aides pour les familles, les chômeurs et les allocataires du RSA.
Le parti assure que « tous les ménages seront touchés » par ce budget. Le gel du barème de l'impôt sur le revenu pourrait rendre imposables environ 380 000 contribuables supplémentaires. Un foyer médian perdrait entre 50 et 100 euros par an. L'État espère ainsi générer près de 1,9 milliard d'euros de recettes supplémentaires.
D'autres dispositifs d'indemnisation seraient supprimés, notamment pour les maladies de longue durée, tandis que les franchises médicales seraient doublées. Le PLR liste d'autres mesures qui toucheraient l'ensemble de la population : fiscalité alourdie pour les retraités, absence de revalorisation du RSA, des APL, de l'AAH et des allocations familiales, suppression d'avantages sociaux pour les salariés, fiscalisation des indemnités journalières, perte d'aides pour les jeunes, et fin de la prise en charge automatique pour les victimes d'accidents.
Ce budget compromet les dispositifs de solidarité, aggrave les inégalités et précarise l'ensemble du peuple français, estime le PLR. Le mouvement réclame un changement radical : un budget fondé sur l'imposition des grandes fortunes, un financement juste des services publics et la préservation des prestations sociales, plutôt que sur « les porte-monnaies des ménages ».


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