Les propriétaires doivent régler la taxe foncière 2025 avant le 15 ou le 20 octobre, selon leur mode de paiement. Zoom sur les logements concernés, les modalités et le calcul de cet impôt local.
La campagne de paiement de la taxe foncière arrive à son terme. Environ 33 millions de propriétaires sont concernés cette année, selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Tous doivent régler leur impôt d'ici à mi-octobre, avec des échéances qui diffèrent. Les contribuables qui paient en ligne ont jusqu'au 20 octobre, tandis que ceux qui utilisent d'autres moyens doivent s'acquitter de leur dû avant le 15 octobre. Les ménages mensualisés sont prélevés automatiquement entre janvier et octobre. Des régularisations peuvent intervenir en novembre ou décembre si la taxe a augmenté.
La taxe foncière concerne les propriétaires ou usufruitiers d'un bien au 1er janvier 2025 : maisons, appartements et locaux professionnels. Même si le bien est vendu dans l'année, le vendeur reste redevable de la taxe pour l'année entière. Quelques exonérations existent, notamment pour les retraités à faibles revenus, les personnes en situation de handicap ou les logements neufs sous conditions.
Les composantes du montant de la taxe
Le montant de la taxe foncière repose sur deux éléments. D'abord, la valeur locative cadastrale du bien, qui correspond au loyer théorique que pourrait générer le bien s'il était loué. Cette valeur dépend de la superficie, du confort, de la localisation et de l'état général. Elle peut être révisée si le propriétaire signale des modifications comme une extension ou une rénovation. En 2025, cette valeur augmente de 1,7 % pour tenir compte de l'inflation.
Ensuite, le taux d'imposition fixé par les collectivités locales, principalement les communes, s'applique à cette valeur locative pour déterminer le montant final. Plus de 86 % des villes ont maintenu en 2025 les mêmes taux qu'en 2024, selon la DGFiP.
Des taux élevés à La Réunion
À La Réunion, la taxe foncière reste l'une des plus élevées de France. Les propriétaires y font face à des taux qui dépassent 60 % dans la plupart des communes, avec un pic à plus de 90 % à Saint-Louis. Cinq décennies après sa création, le système réunionnais combine bases élevées et taux importants, ce qui donne des montants supérieurs à la moyenne nationale.
Selon la DGFiP, les départements franciliens et ultramarins affichent les taux les plus lourds. À Saint-Benoît, le taux atteint 70,45 %, tandis qu'à Saint-Louis, il grimpe à 90,48 %. Cette situation résulte aussi de la revalorisation annuelle des bases cadastrales, indexée sur l'inflation : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024 et +1,7 % en 2025. Même si les taux sont gelés, cela provoque des hausses automatiques. Dans un contexte de pression sur les finances locales, les syndicats redoutent de futures hausses des taux pour maintenir les services publics.
Au niveau national, la taxe foncière s'élevait l'an dernier à 1 072 euros pour une maison et à 851 euros pour un appartement. Ces montants varient selon les territoires et les décisions des collectivités. Pour éviter les surprises, les contribuables peuvent consulter la fiche d'évaluation cadastrale de leur bien via leur espace personnel sur le site des impôts.


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